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PROPOSITION DE LOI N° 248 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Mieux prendre en compte la diversité des territoires dans l'application de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

Ce texte propose d'adapter la loi SRU pour mieux tenir compte des spécificités territoriales et des contraintes environnementales.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 17 sept. 2024.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).

Déposé par

Voir les 9 auteurs supplémentaires

Ce que fait le texte

Cette proposition de loi vise à mieux prendre en compte la diversité des territoires en exemptant les communes dont 50 % du territoire est soumis à des interdictions de construire des obligations de la loi SRU. Elle permet également de déduire les subventions versées aux bailleurs sociaux des amendes imposées pour non-respect des quotas de logements sociaux et inclut les maisons d’enfants à caractère social dans le calcul des logements sociaux obligatoires.

Personnes concernées

Les communes de plus de 3 500 habitants appartenant à des intercommunalités de plus de 50 000 habitants sont directement concernées par les obligations de construction de logements sociaux. Ces municipalités, notamment celles confrontées à des contraintes environnementales et des risques majeurs, peuvent bénéficier d'exemptions si 50 % de leur territoire est soumis à des interdictions de construire. Les bailleurs sociaux, quant à eux, pourraient voir leur situation améliorée grâce à la déduction des amendes SRU des subventions versées par les collectivités territoriales pour l'entretien du parc locatif existant.

Dispositions clés

  • Exemption des communes avec 50 % d'inconstructibilité. L'article 1 propose d'exempter du dispositif SRU les communes dont 50 % du territoire est soumis à des interdictions de construire cumulées, permettant ainsi une prise en compte plus fine des réalités territoriales.
  • Déduction des amendes SRU. L'article 2 permet de déduire des amendes imposées par la loi SRU les subventions versées par les collectivités territoriales aux bailleurs sociaux pour l'entretien du parc locatif existant.
  • Inclusion des MECS dans le taux de logements sociaux. L'article 3 prévoit que les maisons d'enfants à caractère social (MECS) soient comptabilisées dans le calcul du taux obligatoire de logements sociaux.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

Le texte modifie la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain, ainsi que ses renforcements par les lois n° 2013-61, n° 2017-86 et n° 2018-1021. Il vise à adapter les exigences de cette loi aux réalités géographiques et environnementales des communes, notamment en matière de construction de logements sociaux.

Objet déclaré

Cette proposition de loi vise à mieux prendre en compte la diversité des territoires en permettant aux communes de cumuler les contraintes d'inconstructibilité pour atteindre les objectifs de construction de logements sociaux. Elle cherche également à alléger les pénalités financières imposées aux municipalités qui doivent faire face à des situations d'urbanisme complexes et à des risques majeurs.