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PROPOSITION DE LOI N° 3 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Proposition de loi pour consacrer la lutte contre l'antisémitisme

Dépôt
Sénat
Assemblée nationale
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Sénat

Résumé

La proposition de loi vise à renforcer la lutte contre l'antisémitisme en introduisant des infractions spécifiques et des sanctions adaptées.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 1 oct. 2024.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Ce que fait le texte

Cette proposition de loi vise à renforcer le cadre juridique contre l'antisémitisme en introduisant des infractions spécifiques et en redéfinissant les actes antisémite pour mieux les caractériser. Elle prévoit également des sanctions plus sévères pour les comportements antisémites, notamment ceux exprimés sur les réseaux sociaux, afin de mieux protéger la communauté juive en France.

Personnes concernées

Les Français de confession juive sont directement concernés par cette proposition de loi, qui vise à les protéger contre la montée des actes antisémites. Cette mesure cherche à renforcer les outils juridiques pour lutter contre l'antisémitisme, qui affecte leur sécurité et leur liberté d'expression. Les forces de l'ordre et les autorités judiciaires seront également impactées, car elles devront s'adapter aux nouvelles infractions et sanctions proposées.

Dispositions clés

  • Définition juridique de l'antisémitisme. La proposition de loi établit une définition générale et juridiquement opérationnelle de l'antisémitisme, inspirée de résolutions antérieures, afin de mieux protéger la communauté juive et de permettre une répression adaptée des actes antisémite.
  • Sanction des provocations à l'antisémitisme. Il est proposé de pénaliser plus sévèrement le fait de provoquer ou d'apologiser l'antisémitisme, notamment via les réseaux sociaux, en raison de leur impact sur la société.
  • Répression des injures et diffamations antisémites. La loi vise à adapter les définitions d'injure et de diffamation pour inclure des actes antisémite, permettant ainsi de sanctionner des propos ambiguës qui ne sont pas actuellement couverts par le droit pénal.
  • Sanction de l'antisionisme. La proposition de loi inclut des dispositions pour pénaliser les contestations antisionistes, considérées comme des actes antisémites, afin de protéger le droit d'Israël à exister en tant qu'État.
  • Amalgame entre juifs et État d'Israël. Il est prévu de sanctionner les actes qui exigent des personnes de confession juive de condamner les actions de l'État d'Israël, considérés comme des pressions antisémite.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

La proposition de loi vise à modifier le cadre juridique existant en matière de lutte contre l'antisémitisme, en s'appuyant sur des infractions déjà présentes dans le code pénal, mais en les précisant et en les autonomisant pour mieux caractériser les actes antisémites. Elle fait référence à la loi Pleven de 1972 et à la loi Gayssot de 1990, qui ont introduit des dispositions contre les discriminations et l'antisémitisme, mais qui se sont révélées insuffisantes face à l'augmentation des actes antisémites.

Objet déclaré

La proposition de loi vise à renforcer le cadre juridique pour lutter contre l'antisémitisme en France, en autonomisant les infractions liées à cet acte et en proposant une définition précise de l'antisémitisme. Elle cherche à adapter le droit pénal aux nouvelles formes d'antisémitisme, notamment en sanctionnant plus sévèrement les actes et discours antisémites, en particulier ceux diffusés sur les réseaux sociaux.