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PROPOSITION DE LOI N° 354 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Renforcer la répression des refus d’obtempérer

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

Renforce la répression des refus d'obtempérer et des violences contre les forces de l'ordre par des peines plus sévères.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 15 oct. 2024.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).

Déposé par

Voir les 11 auteurs supplémentaires

Ce que fait le texte

Cette proposition de loi vise à renforcer les sanctions pour les refus d'obtempérer, en augmentant les peines d'emprisonnement et d'amende, ainsi qu'en imposant des mesures complémentaires telles que la suspension et l'annulation du permis de conduire. Elle prévoit également des peines minimales pour les crimes et délits commis contre les forces de l'ordre et les pompiers, afin de lutter contre l'augmentation des violences à leur encontre.

Personnes concernées

Les forces de l'ordre, notamment les policiers et gendarmes, sont directement ciblées par cette proposition de loi, qui vise à renforcer leur protection face à la montée des violences dont elles sont victimes. Les chauffards, en revanche, sont les cibles de sanctions accrues en cas de refus d'obtempérer, avec des peines plus sévères prévues pour ces infractions.

Dispositions clés

  • Renforcement des peines pour refus d'obtempérer simple. L'article 1 prévoit d'augmenter la peine encourue pour refus d'obtempérer simple à trois ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende, ainsi que des sanctions complémentaires telles que la suspension et l'annulation du permis de conduire.
  • Augmentation des peines pour refus d'obtempérer aggravé. L'article 2 propose de porter la peine complémentaire de suspension du permis de conduire à sept ans pour les refus d'obtempérer aggravés, avec une annulation obligatoire du permis pour une durée maximale de sept ans.
  • Récidive de refus d'obtempérer simple. L'article 3 stipule que la récidive de refus d'obtempérer simple entraîne automatiquement l'annulation du permis de conduire avec interdiction de solliciter un nouveau permis pour une durée maximale de cinq ans.
  • Réduction des peines maximales. L'article 4 prévoit de limiter les réductions de peine pour les condamnés pour refus d'obtempérer, en instaurant des règles strictes concernant la fraction de peine pouvant être réduite.
  • Rétablissement des peines planchers. L'article 5 introduit un dispositif de peines minimales de privation de liberté, appelées 'peines planchers', pour les crimes et délits commis contre les agents de la force publique et les pompiers.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

Le texte modifie les peines encourues pour refus d'obtempérer, en augmentant la peine d'emprisonnement et d'amende, ainsi que les peines complémentaires liées à la suspension et à l'annulation du permis de conduire. Il prévoit également le rétablissement de peines minimales de privation de liberté pour les crimes et délits commis contre les agents de la force publique et les pompiers.

Objet déclaré

Cette proposition de loi vise à répondre à la montée de la violence, en particulier des refus d’obtempérer, en renforçant l'arsenal répressif. Elle prévoit des sanctions plus sévères pour ces infractions et rétablit des peines minimales pour les crimes et délits commis contre les forces de l'ordre et les pompiers.