Reconnaître la pénibilité des métiers féminisés
Résumé
Cette proposition de loi vise à reconnaître la pénibilité des métiers féminisés en intégrant des facteurs de risques spécifiques.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 15 oct. 2024.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
- Gabrielle CATHALALFI-NFP
- Sarah LEGRAINLFI-NFP
- Mathilde PANOTLFI-NFP
Voir les 22 auteurs supplémentairesRéduire
- Nadège ABOMANGOLILFI-NFP
- Laurent ALEXANDRELFI-NFP
- Gabriel AMARDLFI-NFP
- Ségolène AMIOTLFI-NFP
- Farida AMRANILFI-NFP
- Rodrigo ARENASLFI-NFP
- Anaïs BELOUASSA-CHERIFILFI-NFP
- Ugo BERNALICISLFI-NFP
- Christophe BEXLFI-NFP
- Carlos Martens BILONGOLFI-NFP
- Manuel BOMPARDLFI-NFP
- Arnaud BONNETEcoS
- Mickaël BOULOUXSOC
- Idir BOUMERTITLFI-NFP
- Pierre-Yves CADALENLFI-NFP
- Aymeric CARONLFI-NFP
- Bérenger CERNONLFI-NFP
- Cyrielle CHATELAINEcoS
- Hadrien CLOUETLFI-NFP
- Éric COQUERELLFI-NFP
- Arthur DELAPORTESOC
- Sébastien DELOGULFI-NFP
Ce que fait le texte
Cette proposition de loi vise à mieux reconnaître la pénibilité des métiers majoritairement occupés par des femmes, en introduisant des facteurs de risques professionnels spécifiques, notamment liés aux contraintes émotionnelles. Elle prévoit également de réintégrer des critères de pénibilité supprimés en 2017, afin d'améliorer la protection des travailleuses dans ces secteurs. Enfin, elle cherche à prendre en compte les spécificités de ces métiers pour les droits à la retraite.
Personnes concernées
Les femmes travaillant dans des métiers « féminisés », tels que les soins, l'éducation, le nettoyage et le commerce, sont directement concernées par cette proposition de loi, qui vise à mieux reconnaître la pénibilité de leurs emplois. De plus, les fonctionnaires exerçant dans ces secteurs bénéficieront d'une prise en compte des contraintes émotionnelles fortes liées à leur travail.
Dispositions clés
- Création de facteurs de risques professionnels. L'article 1er introduit des facteurs de risques professionnels liés aux contraintes émotionnelles fortes, notamment dans les métiers du lien, du handicap, de l'éducation et du soin.
- Prise en compte des contraintes émotionnelles pour les fonctionnaires. L'article 2 permet d'intégrer ces contraintes émotionnelles fortes dans l'évaluation des risques pour les fonctionnaires.
- Modification de la définition des risques professionnels. L'article 3 vise à adapter la définition des facteurs de risques professionnels pour mieux refléter les spécificités des métiers féminisés, tout en rétablissant des critères de pénibilité supprimés en 2017.
- Gage de la proposition de loi. L'article 4 prévoit le financement de la proposition de loi.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
La proposition de loi vise à modifier la reconnaissance de la pénibilité des métiers féminisés, en particulier en ce qui concerne les critères établis par le compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P), créé par la loi Touraine en 2015, et qui a été remplacé par le compte professionnel de prévention (C2P) par la réforme de 2017. Elle prévoit également la réintroduction de quatre facteurs de risques supprimés par cette réforme.
Objet déclaré
Cette proposition de loi vise à faire reconnaître la pénibilité des métiers « féminisés », souvent sous-estimée, afin d'améliorer la protection des femmes par le code du travail. Elle cherche à introduire des facteurs de risques professionnels spécifiques et à modifier la définition de la pénibilité pour mieux prendre en compte les spécificités de ces métiers, tout en réintégrant des critères de pénibilité supprimés en 2017.