Réformer l’accueil des gens du voyage
Résumé
La proposition de loi vise à réformer l'accueil des gens du voyage en renforçant les obligations des collectivités et les procédures d'évacuation.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 15 oct. 2024.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
- Xavier ALBERTINIHOR
- Christophe PLASSARDHOR
- Jérémie PATRIER-
Voir les 15 auteurs supplémentairesRéduire
- Xavier ROSERENHOR
- Lise MAGNIERHOR
- Loïc KERVRANHOR
- Anne LE HÉNANFF
- Vincent THIÉBAUTHOR
- Béatrice BELLAMYHOR
- Félicie GÉRARDHOR
- Isabelle RAUCHHOR
- Béatrice PIRONHOR
- François JOLIVETHOR
- Anne-Cécile VIOLLANDHOR
- Frédéric VALLETOUXHOR
- Agnès FIRMIN LE BODOHOR
- Didier LEMAIREHOR
- Nathalie COLIN-OESTERLÉHOR
Ce que fait le texte
Cette proposition de loi vise à améliorer l'accueil des gens du voyage en renforçant les obligations des collectivités locales et en facilitant les procédures d'évacuation des installations illégales. Elle prévoit également d'actualiser les schémas départementaux d'accueil et d'intégrer les aires d'accueil permanentes dans le contingent de logements sociaux, afin de mieux répondre aux besoins de cette population tout en préservant l'ordre public.
Personnes concernées
Les gens du voyage, comprenant des populations d'origine rom et non rom, sont les principaux bénéficiaires de cette proposition de loi, qui vise à renforcer leurs droits et à améliorer leur accueil. Les collectivités locales, notamment les communes et les établissements publics de coopération intercommunale, sont également affectées, car elles ont des obligations d'accueil et de gestion des aires d'accueil pour ces populations. Enfin, les propriétaires privés peuvent être impactés par des mesures visant à sanctionner les occupations illicites de leurs terrains.
Dispositions clés
- Renforcement de la procédure d'évacuation. L'article 1er propose de doubler la durée de mise en demeure du préfet à 14 jours et de rendre son intervention obligatoire en cas de non-respect.
- Modification des sanctions pour installation illicite. L'article 2 inclut l'installation sans titre sur un terrain comme un délit, avec des sanctions pouvant aller jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.
- Responsabilisation des collectivités locales. L'article 4 impose aux communes et intercommunalités de respecter leurs obligations d'accueil et d'aménagement des aires pour les gens du voyage, avec un accès garanti aux fluides essentiels.
- Intégration des aires d'accueil dans le quota de logements sociaux. L'article 5 permet de comptabiliser les aires d'accueil permanentes dans le contingent de logements sociaux exigé par la loi SRU, incitant ainsi les collectivités à se conformer aux schémas départementaux.
- Création d'un dispositif de réservation préalable. L'article 6 établit un système de réservation pour les aires d'accueil, permettant aux collectivités de mieux gérer l'accueil et d'assurer le bon état des infrastructures avant l'arrivée des occupants.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
La proposition de loi modifie plusieurs dispositions antérieures, notamment la loi Besson du 31 mai 1990 et la loi Besson II du 5 juillet 2000, qui régissent l'accueil et l'habitat des gens du voyage. Elle complète également le code pénal en y ajoutant des sanctions pour l'installation sans titre sur un terrain. De plus, elle actualise les obligations des collectivités locales en matière d'accueil des gens du voyage, en lien avec la loi NOTRe de 2015.
Objet déclaré
Cette proposition de loi vise à renforcer les droits des gens du voyage tout en préservant les intérêts des collectivités locales et des propriétaires privés. Elle cherche à établir un équilibre entre le respect du mode de vie des gens du voyage et le maintien de l'ordre public, en améliorant les procédures d'évacuation des installations illicites et en responsabilisant les collectivités dans leurs obligations d'accueil.