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PROPOSITION DE LOI N° 514 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Renforcer la lutte contre la corruption

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

Renforce la lutte contre la corruption en modifiant la loi Sapin 2 et en réorganisant les rôles des agences concernées.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 29 oct. 2024.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).

Déposé par

  • Olivier MARLEIX

Ce que fait le texte

Cette proposition de loi vise à renforcer la lutte contre la corruption en clarifiant les rôles des différentes autorités, notamment en transférant certaines fonctions de l'Agence française anticorruption à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle introduit également des mesures pour améliorer la prévention et la détection de la corruption, ainsi que des sanctions administratives pour les manquements aux obligations de conformité. Enfin, elle renforce la transparence des décisions publiques en augmentant les obligations des représentants d'intérêts.

Personnes concernées

Les acteurs publics, notamment les administrations publiques, les collectivités territoriales et les établissements publics, sont concernés par les nouvelles obligations de conformité en matière de lutte contre la corruption. Les entreprises, en particulier les petites filiales de grands groupes étrangers établies en France, sont également affectées par les mesures de détection et de prévention de la corruption mises en place par l'Agence française anticorruption (AFA) et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Dispositions clés

  • Clarification des rôles entre AFA et HATVP. L'article 1er précise les attributions de l'Agence française anticorruption (AFA) et de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), transférant certaines fonctions de contrôle des acteurs publics à la HATVP tout en maintenant le rôle de l'AFA dans le conseil des acteurs économiques.
  • Renforcement des obligations de conformité. L'article 2 adapte et renforce les obligations de conformité pour les acteurs publics, en précisant les responsabilités et en renvoyant au pouvoir réglementaire la détermination des seuils d'application.
  • Création d'une commission des sanctions. Les alinéas 17 à 27 instaurent une commission des sanctions au sein de la HATVP, chargée de contrôler et de sanctionner les manquements aux obligations de transparence et de lutte contre la corruption.
  • Amélioration des conventions judiciaires d'intérêt public. L'article 6 modifie le dispositif des conventions judiciaires d'intérêt public (CJIP) pour favoriser la révélation de faits de corruption, en renforçant les droits des personnes morales durant la négociation.
  • Renforcement de la transparence des représentants d'intérêts. L'article 9 renforce les obligations des représentants d'intérêts en matière de déclaration, augmentant la fréquence des déclarations et clarifiant leur définition pour améliorer la transparence des décisions publiques.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

Ce texte modifie la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, dite loi « Sapin 2 », ainsi que la loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013, relative à la transparence de la vie publique. Il précise les rôles de l'Agence française anticorruption (AFA) et de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), tout en actualisant les obligations de conformité pour les acteurs publics.

Objet déclaré

La proposition de loi vise à renforcer la lutte contre la corruption en améliorant le cadre juridique existant, notamment en clarifiant les rôles des différentes institutions, en adaptant les obligations de conformité pour les acteurs publics, et en augmentant la transparence des décisions publiques. Elle s'inscrit dans un contexte de critiques internationales sur l'efficacité des mesures anticorruption en France et cherche à restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique.