Prendre des mesures d’urgence contre la vie chère et réguler la concentration des acteurs économiques dans les territoires d’outre-mer
Résumé
Prendre des mesures d'urgence pour lutter contre la vie chère et réguler la concentration économique en Outre-mer.
Dernière étape enregistrée : Assemblée nationale, le 23 janv. 2025.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
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- Philippe NAILLETSOC
- Jiovanny WILLIAMSOC
- Joël AVIRAGNETSOC
- Fabrice BARUSSEAUSOC
- Laurent BAUMELSOC
- Karim BENBRAHIMSOC
- Philippe BRUNSOC
- Colette CAPDEVIELLESOC
- Pierrick COURBONSOC
- Alain DAVIDSOC
- Stéphane DELAUTRETTESOC
- Dieynaba DIOPSOC
- DOMBRE COSTE
- Peio DUFAUSOC
- Inaki ECHANIZSOC
- Romain ESKENAZISOC
- Olivier FAURESOC
- Denis FÉGNÉSOC
- Guillaume GAROTSOC
- Julien GOKELSOC
- Pascale GOTSOC
- Emmanuel GRÉGOIRESOC
Ce que fait le texte
Cette proposition de loi vise à lutter contre la vie chère dans les territoires d'outre-mer en garantissant des prix pour les biens de première nécessité équivalents à ceux pratiqués en métropole. Elle prévoit également de renforcer les contrôles sur les concentrations économiques et d'améliorer la transparence des comptes des entreprises, afin de réguler les pratiques commerciales abusives et de protéger les consommateurs.
Personnes concernées
Les populations des territoires d'Outre-mer, confrontées à la vie chère et à des inégalités socio-économiques, sont directement affectées par les mesures proposées. Les petites et moyennes entreprises locales, qui subissent la domination des grands groupes économiques, sont également concernées, car la régulation des pratiques commerciales vise à leur redonner une chance de concurrence équitable. Enfin, les consommateurs ultramarins, qui font face à des prix élevés pour les biens de première nécessité, bénéficieront de ces mesures visant à réduire le coût de la vie.
Dispositions clés
- Modification de l'article L. 410-5 du Code de commerce. Cet article vise à instaurer un bouclier qualité-prix pour garantir des prix de biens de première nécessité équivalents à ceux pratiqués en France hexagonale, avec une régulation par le préfet en cas d'absence d'accord.
- Renforcement des sanctions pour non-publication des comptes. L'article prévoit des sanctions accrues pour les sociétés qui ne publient pas leurs comptes, afin de faciliter le contrôle des prix et des marges, essentiel pour comprendre la cherté de la vie en Outre-mer.
- Abaissement des seuils de contrôle des concentrations. Cet article abaisse le seuil de contrôle des concentrations économiques à 5 millions d'euros, permettant ainsi une régulation plus stricte des fusions et acquisitions pour éviter les situations monopolistiques dans tous les secteurs.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
L'article 1er de la présente loi vise à modifier l'article L. 410-5 du Code de commerce afin de rendre effectif le bouclier qualité prix pour obtenir des prix sur des biens de première nécessité équivalents à ceux pratiqués en moyenne en hexagone. De plus, la loi « régulation économique » de 2012 et la loi « égalité réelle » initiées par M. Victorin Lurel sont mentionnées comme ayant mis en place des outils pour lutter contre les marges abusives et les pratiques anticoncurrentielles.
Objet déclaré
La présente proposition de loi vise à lutter contre la vie chère dans les territoires d'Outre-mer en régulant les prix des biens de première nécessité et en modifiant le cadre de contrôle des concentrations économiques. Elle cherche à garantir des prix équivalents à ceux pratiqués en France hexagonale et à renforcer la transparence des pratiques commerciales afin de protéger les consommateurs et de favoriser une concurrence saine.