Protéger les personnes victimes de violences conjugales dans le monde du travail
Résumé
Le texte propose de protéger les victimes de violences conjugales au travail par des mesures de soutien et de prévention.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 19 nov. 2024.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
- Louis BOYARDLFI-NFP
- Nadège ABOMANGOLILFI-NFP
- Laurent ALEXANDRELFI-NFP
Voir les 22 auteurs supplémentairesRéduire
- Gabriel AMARDLFI-NFP
- Ségolène AMIOTLFI-NFP
- Farida AMRANILFI-NFP
- Raphaël ARNAULTLFI-NFP
- Anaïs BELOUASSA-CHERIFILFI-NFP
- Christophe BEXLFI-NFP
- Carlos Martens BILONGOLFI-NFP
- Idir BOUMERTITLFI-NFP
- Pierre-Yves CADALENLFI-NFP
- Sylvain CARRIÈRELFI-NFP
- Gabrielle CATHALALFI-NFP
- Sophia CHIKIROULFI-NFP
- Hadrien CLOUETLFI-NFP
- Éric COQUERELLFI-NFP
- Jean-François COULOMMELFI-NFP
- Sébastien DELOGULFI-NFP
- Aly DIOUARALFI-NFP
- Alma DUFOURLFI-NFP
- Karen ERODILFI-NFP
- Mathilde FELDLFI-NFP
- Sylvie FERRERLFI-NFP
- Perceval GAILLARDLFI-NFP
Ce que fait le texte
Cette proposition de loi vise à protéger les personnes victimes de violences conjugales en introduisant des mesures telles que l'interdiction de licenciement pendant six mois après la déclaration de la situation, l'octroi de congés payés pour effectuer des démarches nécessaires, et le droit à des aménagements de temps de travail. Elle cherche également à intégrer la question des violences conjugales dans la négociation collective et à sensibiliser les employeurs aux risques liés à ces violences.
Personnes concernées
Les personnes victimes de violences conjugales sont les principales bénéficiaires de cette proposition de loi, qui vise à leur accorder des protections spécifiques dans le monde du travail. Les entreprises, en particulier celles de plus de 200 salariés, sont également concernées, car elles devront mettre en place des mesures pour soutenir ces victimes et intégrer la question des violences conjugales dans leurs pratiques de gestion des ressources humaines.
Dispositions clés
- Interdiction de licenciement pour victimes de violences conjugales. Cette disposition interdit le licenciement des personnes victimes de violences conjugales pendant une période de six mois après la présentation d'une plainte ou d'un certificat médical.
- Droit à des congés payés supplémentaires. Les victimes de violences domestiques bénéficieront de dix jours de congés payés supplémentaires pour effectuer les démarches judiciaires, médicales et sociales nécessaires.
- Aménagement du temps de travail. Cette mesure permet aux victimes de violences conjugales de réduire et réorganiser leur temps de travail afin de mieux gérer leur situation.
- Création d'un référent violences conjugales en entreprise. Les entreprises de plus de 200 salariés devront désigner un référent chargé de la question des violences conjugales pour soutenir les victimes.
- Formation obligatoire sur les violences conjugales. Les membres de la délégation du personnel et le référent violences conjugales devront suivre une formation spécifique sur ce sujet afin d'améliorer la prise en charge des victimes.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
La proposition de loi vise à étendre les droits des victimes de violences conjugales dans le monde du travail, en s'appuyant sur la Convention n° 190 de l'Organisation internationale du travail, ratifiée par la France, qui appelle à reconnaître les effets de la violence domestique sur le travail. Elle propose également de compléter le cadre juridique existant en intégrant des mesures spécifiques pour protéger ces victimes, sans mentionner de lois ou articles de code antérieurs modifiés.
Objet déclaré
Cette proposition de loi vise à protéger les personnes victimes de violences conjugales dans le monde du travail en leur garantissant des droits spécifiques, tels que la protection contre le licenciement, des congés rémunérés pour effectuer des démarches nécessaires, et la possibilité d'aménagements de leur temps de travail. L'objectif est de leur permettre de sortir de situations de violence tout en maintenant leur indépendance financière.