Lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme
Résumé
Renforce la lutte contre l'antisémitisme en élargissant les délits liés à la provocation et à la négation d'un État.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 19 nov. 2024.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
- Caroline YADANEPR
- Aurore BERGÉ
- Constance LE GRIPEPR
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- Mathieu LEFÈVRE
- Pieyre-Alexandre ANGLADEEPR
- Gabriel ATTALEPR
- Michel BARNIERDR
- Valérie BAZIN-
- Olivier BECHTEPR
- Jean-Didier BERGERDR
- Sylvain BERRIOSHOR
- Hervé BERVILLEEPR
- Sylvie BONNETDR
- Émilie BONNIVARDDR
- Élisabeth BORNEEPR
- Florent BOUDIÉEPR
- Bertrand BOUYXHOR
- Stéphane BUCHOUEPR
- Céline CALVEZEPR
- Vincent CAUREEPR
- Thomas CAZENAVEEPR
- Pierre CAZENEUVEEPR
- Yannick CHENEVARDEPR
- Nathalie COLIN-OESTERLÉHOR
- Pierre CORDIERDR
Ce que fait le texte
La proposition de loi vise à renforcer la lutte contre les formes renouvelées de l'antisémitisme en élargissant le cadre juridique existant. Elle introduit de nouveaux délits pour punir la provocation à la destruction d'un État, ainsi que la banalisation des actes de terrorisme. De plus, elle facilite la constitution de parties civiles pour les associations antiracistes et précise les conditions de répression de la contestation de la Shoah.
Personnes concernées
Les Juifs en France sont directement affectés par la recrudescence de l'antisémitisme, qui se manifeste par des violences physiques et des propos menaçants. Les établissements scolaires, où les actes antisémites ont quadruplé, sont également concernés, tout comme les associations engagées dans la lutte contre l'antisémitisme, qui voient leur rôle renforcé par la proposition de loi. Enfin, l'État, en tant que garant de la sécurité et des valeurs républicaines, est impliqué dans la lutte contre ces formes de haine.
Dispositions clés
- Renforcement des délits liés au terrorisme. L'article 1er élargit le délit de provocation à des actes de terrorisme en incluant les provocations indirectes et en sanctionnant les propos qui présentent ces actes comme une légitime résistance.
- Création d'un délit de provocation à la destruction d'un État. L'article 2 introduit un nouveau délit visant à réprimer les incitations à la destruction ou à la négation d'un État, ainsi que l'apologie de ces actes.
- Extension des droits des associations antiracistes. L'article 3 permet aux associations antiracistes de se constituer partie civile dans les cas de racisme et d'antisémitisme, ainsi que dans le cadre du nouveau délit relatif à la provocation à la destruction d'un État.
- Précision du délit de contestation de la Shoah. L'article 4 précise que la contestation de la Shoah inclut la négation, la minoration ou la banalisation des crimes, et est punissable même sous forme déguisée.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
L'article 1er de la proposition de loi précise, renforce et étend le champ du délit de provocation à des actes de terrorisme ou d'apologie publique de tels actes, tel que prévu à l'article 421-2-5 du code pénal. De plus, l'article 4 vise à préciser et étendre le délit de contestation de la Shoah, en s'inspirant de la jurisprudence de la Cour de cassation.
Objet déclaré
La présente proposition de loi vise à renforcer la lutte contre les formes renouvelées de l'antisémitisme en France, en élargissant le cadre juridique pour mieux définir et sanctionner les actes et propos antisémites, notamment ceux qui banalisent ou appellent à la destruction d'Israël. Elle cherche également à affirmer les valeurs républicaines comme rempart contre cette haine et à protéger la sécurité des citoyens face à cette menace croissante.