Instituer une présomption de légitime défense pour les membres des forces de l'ordre
Résumé
Crée une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre face aux agressions injustifiées.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 3 déc. 2024.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
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- Philippe BALLARDRN
- Brigitte BARÈGES
- Romain BAUBRYRN
- Véronique BESSENI
- Emmanuel BLAIRYRN
- Frédéric BOCCALETTIRN
- Pascale BORDESRN
- Jorys BOVETRN
- Marc CHAVENTUDR
- Sébastien CHENURN
- Roger CHUDEAURN
- Bruno CLAVETRN
- Caroline COLOMBIERRN
- Christelle D’INTORNI
- Nathalie DA CONCEICAO CARVALHORN
- Edwige DIAZRN
- Nicolas DRAGONRN
- Alexandre DUFOSSETRN
- Frédéric FALCONRN
- Marc DE FLEURIANRN
- Julien GABARRONRN
- Stéphanie GALZYRN
- Frank GILETTIRN
Ce que fait le texte
La proposition de loi vise à introduire une présomption de légitime défense pour les membres des forces de l'ordre, y compris les policiers municipaux, lorsqu'ils se défendent ou défendent autrui contre des agressions injustifiées. Cela a pour objectif de mieux protéger juridiquement ces agents face à la recrudescence de la violence dont ils sont victimes dans l'exercice de leurs fonctions.
Personnes concernées
Les membres des forces de l'ordre, incluant les policiers nationaux, les gendarmes et les policiers municipaux, sont directement concernés par cette proposition de loi, qui vise à leur accorder une présomption de légitime défense. Cette mesure a pour but de les protéger juridiquement lorsqu'ils doivent se défendre ou défendre autrui contre des agressions injustifiées.
Dispositions clés
- Création d'une présomption de légitime défense. L'article 1er introduit une présomption simple de légitime défense pour les forces de l'ordre, y compris les policiers nationaux, les gendarmes et les policiers municipaux, lorsqu'ils se défendent ou défendent autrui contre une atteinte injustifiée.
- Rapport sur la formation au maniement des armes. L'article 2 demande un rapport sur la formation des fonctionnaires de la police nationale, des militaires de la gendarmerie et des agents des polices municipales concernant le maniement et le recours aux armes, afin d'assurer une meilleure protection juridique.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
La présente proposition de loi vise à réintroduire dans le code pénal des dispositions spécifiques à la légitime défense des forces de l'ordre, tenant compte des réalités particulières auxquelles elles font face. Elle fait référence à l'article 122-5 du code pénal, qui définit la légitime défense, ainsi qu'à l'article 122-6, qui prévoit des cas de présomption de légitime défense, tout en soulignant que ces règles sont inadéquates pour les forces de l'ordre. De plus, elle mentionne l'article 122-4-1 du code pénal, abrogé par la loi n° 2017-258 du 28 février 2017, qui prévoyait une cause spéciale d'irresponsabilité pénale pour les forces de l'ordre.
Objet déclaré
La présente proposition de loi vise à réintroduire des dispositions spécifiques concernant la légitime défense des forces de l'ordre dans le code pénal, en créant une présomption simple de légitime défense pour ces derniers face à des agressions injustifiées. Elle cherche à assurer une meilleure protection juridique pour les policiers, gendarmes et policiers municipaux, tout en soulignant l'importance de leur formation au maniement des armes.