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PROPOSITION DE LOI N° 1088 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Renforcer la protection des mineurs en ligne et la lutte contre la pédocriminalité

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

Renforce la protection des mineurs en ligne et lutte contre la pédocriminalité via des sanctions accrues et de nouvelles incriminations.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 11 mars 2025.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).

Déposé par

Voir les 23 auteurs supplémentaires

Ce que fait le texte

Cette proposition de loi vise à renforcer la protection des mineurs en ligne en aggravant les peines pour les infractions commises à leur encontre, notamment en cas de bande organisée. Elle incrimine également la création et la diffusion de deepfakes à caractère sexuel impliquant des mineurs, et introduit des sanctions pour le harcèlement sexuel numérique. Enfin, elle pénalise la création de modèles d'intelligence artificielle générative destinés à produire des contenus pédocriminels.

Personnes concernées

Les jeunes, en particulier les mineurs de moins de 15 ans, sont les principales bénéficiaires de cette proposition de loi, qui vise à renforcer leur protection en ligne contre les atteintes à leur intimité et les violences numériques. Les mesures proposées ciblent également les auteurs de contenus pédocriminels, en aggravant les sanctions pour les infractions commises à leur encontre. Enfin, l'ensemble de la société est impacté par la nécessité de mieux encadrer la cybercriminalité et de protéger les droits humains dans l'environnement numérique.

Dispositions clés

  • Aggravation des peines pour infractions contre les mineurs. L'article 1er prévoit une aggravation des peines pour les infractions commises à l'encontre de mineurs de moins de 15 ans, avec des sanctions renforcées en cas de bande organisée.
  • Incrimination des deepfakes sexuels. L'article 2 incrimine la création et la diffusion de deepfakes à caractère sexuel sans consentement, en incluant des sanctions spécifiques pour les mineurs de moins de 15 ans.
  • Sanction des contenus générés par algorithmes. L'article 3 introduit une sanction pour la création et la diffusion de contenus sexuels générés par traitement algorithmique représentant des mineurs, afin de lutter contre leur exploitation.
  • Criminalisation de l'envoi d'images sexuelles non sollicitées. L'article 4 criminalise l'envoi non sollicité d'images ou vidéos d'organes génitaux, visant à sanctionner le harcèlement sexuel numérique.
  • Pénalisation des modèles d'IA pour contenus pédocriminels. L'article 5 pénalise la création et la mise à disposition de modèles d'intelligence artificielle générative destinés à produire des contenus pédocriminels.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

L'article 2 de la proposition de loi incrimine la création et la diffusion de deepfakes à caractère sexuel, en conformité avec l'article 227-23 du code pénal, qui traite des atteintes à l'intégrité sexuelle des mineurs.

Objet déclaré

Cette proposition de loi vise à renforcer la protection des mineurs en ligne et à lutter contre la pédocriminalité en adaptant les dispositifs législatifs aux évolutions technologiques. Elle cherche à offrir une sécurité accrue aux jeunes face aux dangers du numérique, notamment en aggravant les peines pour les infractions commises à leur encontre et en incriminant la création et la diffusion de contenus sexuels non consensuels impliquant des mineurs.