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PROPOSITION DE LOI N° 1091 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Préciser et contrôler les conditions d’ouverture du feu par la police nationale

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

Précise et encadre les conditions d'ouverture du feu par la police nationale, renforçant formation et transparence.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 11 mars 2025.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Ce que fait le texte

Cette proposition de loi vise à encadrer plus strictement les conditions d'ouverture du feu par la police nationale, en précisant notamment les situations où cela est justifié. Elle introduit également des exigences de formation pour les policiers concernant l'utilisation de leur arme et prévoit l'utilisation systématique de caméras-piétons et embarquées pour assurer la transparence des interventions. Enfin, elle renforce le rôle du Défenseur des Droits dans les enquêtes relatives à l'usage des armes par les forces de l'ordre.

Personnes concernées

Les policiers et gendarmes sont directement concernés par les modifications proposées, car elles visent à encadrer les conditions d'ouverture du feu et à renforcer leur formation. De plus, les citoyens, en particulier ceux qui pourraient être impliqués dans des situations de refus d'obtempérer, sont également affectés par ces mesures, qui cherchent à clarifier les règles d'engagement des forces de l'ordre.

Dispositions clés

  • Modification des conditions d'ouverture du feu. L'article 1er modifie le 4° de l'article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure pour encadrer plus strictement les conditions d'ouverture du feu par les policiers en cas de refus d'obtempérer.
  • Formation obligatoire pour le port d'arme. L'article 2 introduit une nouvelle exigence de formation technique au tir pour les policiers et gendarmes, conditionnant ainsi le port d'arme à une meilleure préparation.
  • Utilisation systématique de caméras. L'article 3 prévoit l'obligation d'utiliser des caméras-piétons et des caméras embarquées pour les forces de l'ordre, afin de garantir la transparence et le respect des normes professionnelles.
  • Communication des images aux médias. L'article 5 permet, après avis du Procureur de la République, la diffusion des images enregistrées par les caméras des policiers aux entreprises de presse, pour désamorcer les tensions autour des interventions.
  • Accès du Défenseur des Droits aux enquêtes. L'article 6 permet au Défenseur des Droits d'accéder aux éléments des enquêtes sur l'usage des armes par les forces de l'ordre, renforçant ainsi l'impartialité des procédures.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

L'article 1er modifie le 4° de l'article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure, afin de préciser les conditions d'ouverture du feu par les policiers en cas de refus d'obtempérer. De plus, l'article 2 insère un nouvel article dans le même code pour encadrer les conditions de port d'arme par les policiers et gendarmes, en introduisant des exigences de formation.

Objet déclaré

La présente proposition de loi vise à mieux encadrer les conditions d'ouverture du feu par la police nationale, en précisant les cas d'usage des armes et en renforçant la formation des policiers. Elle cherche également à améliorer la transparence et le contrôle des actions des forces de l'ordre à travers l'enregistrement et la diffusion des images des interventions.