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PROPOSITION DE LOI N° 1128 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Supprimer toute interprétation du mariage comme impliquant un "devoir conjugal" et garantir le consentement explicite aux relations sexuelles entre époux

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

Supprime l'interprétation du mariage comme impliquant un devoir conjugal et garantit le consentement explicite aux relations sexuelles.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 18 mars 2025.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Ce que fait le texte

Cette proposition de loi vise à clarifier le droit civil en affirmant que le mariage ne crée aucune obligation de relations sexuelles entre époux. Elle précise également que le refus d'entretenir des relations sexuelles ne peut pas être considéré comme une faute justifiant un divorce aux torts exclusifs. De plus, elle modifie les articles du code civil pour refléter une vision moderne et égalitaire du mariage.

Personnes concernées

Les époux sont directement concernés par cette proposition de loi, qui vise à clarifier que le mariage ne crée aucune obligation implicite de relations sexuelles. De plus, cette mesure protège les droits fondamentaux des individus en garantissant que le consentement aux relations sexuelles soit reconnu comme libre et renouvelé à chaque acte. Les juges et les juridictions françaises sont également impactés, car ils devront adapter leur interprétation des obligations découlant du mariage en accord avec cette nouvelle législation.

Dispositions clés

  • Suppression de l'obligation sexuelle dans le mariage. La proposition de loi clarifie que le mariage ne crée aucune obligation implicite ou explicite de relations sexuelles entre époux, affirmant ainsi le droit au consentement libre et éclairé.
  • Modification des termes du code civil. L'article 1er modifie l'article 212 du code civil en remplaçant les termes 'fidélité' et 'secours' par 'solidarité' et 'assistance mutuelle', reflétant une vision moderne du mariage.
  • Clarification du partenariat de vie. L'article 2 modifie l'article 215 du code civil en remplaçant 'communauté de vie' par 'partenariat de vie', précisant qu'aucune obligation sexuelle n'est sous-entendue.
  • Interdiction du divorce pour refus de relations sexuelles. L'article 3 précise que le divorce pour faute ne peut être prononcé en raison du refus d'entretenir des relations sexuelles, protégeant ainsi les droits des époux.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

La proposition de loi modifie l'article 212 du code civil en remplaçant les termes « fidélité » et « secours » par « solidarité » et « assistance mutuelle », et l'article 215 du code civil en remplaçant le terme « communauté de vie » par « partenariat de vie ». Elle précise également que le divorce pour faute ne peut être prononcé en raison du refus de relations sexuelles, modifiant ainsi l'article 242 du code civil.

Objet déclaré

Cette proposition de loi vise à clarifier le droit civil en affirmant explicitement que le mariage ne crée aucune obligation implicite ou explicite de relations sexuelles entre époux. Elle cherche également à garantir que le refus d'entretenir des relations sexuelles ne puisse pas constituer une faute justifiant un divorce aux torts exclusifs.