Renforcer la lutte contre la traite des êtres humains
Résumé
Renforce les sanctions contre la traite des êtres humains, notamment en ajoutant des circonstances aggravantes liées aux stupéfiants.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 13 mai 2025.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
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- Marie-Noëlle BATTISTELSOC
- Thibault BAZINDR
- Béatrice BELLAYSOC
- Jean-Didier BERGERDR
- Émilie BONNIVARDDR
- Florent BOUDIÉEPR
- Joël BRUNEAULIOT
- Stéphane BUCHOUEPR
- Eléonore CAROIT
- Michel CASTELLANILIOT
- Vincent CAUREEPR
- Nathalie COLIN-OESTERLÉHOR
- Julie DELPECHEPR
- Stella DUPONTNI
- Denis FÉGNÉSOC
- Moerani FRÉBAULTEPR
- Bruno FUCHSDem
- Jean-Luc FUGITEPR
- Damien GIRARDEcoS
- Olga GIVERNETEPR
Ce que fait le texte
La proposition de loi vise à renforcer les sanctions contre la traite des êtres humains en introduisant des circonstances aggravantes spécifiques, notamment en cas d'utilisation de stupéfiants pour contrôler les victimes. Elle permet également aux associations de se constituer partie civile dans des infractions liées à la traite, élargissant ainsi leur capacité à agir en faveur des victimes. Enfin, elle prévoit des peines plus sévères pour les infractions commises sur des mineurs de moins de 15 ans.
Personnes concernées
Les victimes de la traite des êtres humains, comprenant des femmes, des hommes et des enfants, sont directement affectées par ce texte législatif. En particulier, les femmes représentent 85 % des victimes accompagnées par des associations, dont 94 % sont victimes d'exploitation sexuelle. Les mineurs, notamment ceux de moins de 15 ans, sont également particulièrement vulnérables et touchés par des formes d'exploitation variées, y compris le proxénétisme et le travail forcé.
Dispositions clés
- Ajout de circonstances aggravantes pour la traite. La proposition de loi introduit des circonstances aggravantes pour l'infraction de traite des êtres humains, notamment en cas de soumission chimique par des stupéfiants ou d'utilisation de contenus sexuels pour maintenir l'emprise sur les victimes.
- Extension des droits des associations. Elle permet aux associations de plus de cinq ans, œuvrant contre l'esclavage et la traite, de se constituer partie civile dans des infractions non couvertes par le code de procédure pénale, incluant des cas de trafic de stupéfiants.
- Renforcement des peines pour traite sur mineurs. La loi propose d'aggraver les peines pour la traite des êtres humains lorsque celle-ci est commise sur des mineurs de moins de 15 ans, avec une peine maximale de 20 ans de réclusion et 3 millions d'euros d'amende.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
Le texte modifie l'article 225-4-2 du code pénal en ajoutant des circonstances aggravantes pour l'infraction de traite des êtres humains, notamment en ce qui concerne l'usage de stupéfiants et l'utilisation de technologies de communication pour diffuser des contenus à caractère sexuel impliquant la victime. De plus, il étend le champ d'application de l'article 2-22 du code de procédure pénale, permettant à certaines associations de se constituer partie civile dans des infractions non couvertes actuellement.
Objet déclaré
Le texte vise à renforcer la lutte contre la traite des êtres humains en introduisant des circonstances aggravantes spécifiques liées à l'exploitation par stupéfiants et à l'utilisation des technologies de communication pour maintenir les victimes dans des situations de vulnérabilité. Il cherche également à améliorer la protection des victimes, notamment les mineurs, et à aligner les sanctions pénales sur les exigences européennes.