Proposition de loi tendant à sanctionner la vente d'objets liés au nazisme
Résumé
La proposition de loi vise à sanctionner la vente d'objets liés au nazisme par des peines pénales spécifiques.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 14 mai 2025.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
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- Guillaume GONTARDGEST
- Patrick KANNERSOC
- Cathy APOURCEAU-POLYCRC
- Jérémy BACCHICRC
- Pierre BARROSCRC
- Alexandre BASQUINCRC
- Céline BRULINCRC
- Evelyne CORBIÈRE NAMINZOCRC
- Jean-Pierre CORBISEZCRC
- Fabien GAYCRC
- Gérard LAHELLECCRC
- Marianne MARGATÉCRC
- Pascal SAVOLDELLICRC
- Silvana SILVANICRC
- Marie-Claude VARAILLASCRC
- Robert Wienie XOWIECRC
- Nathalie GOULETUC
- Cédric CHEVALIERRTLI
- Henri CABANELRDSE
- Sophie BRIANTE GUILLEMONTRDSE
- Éric GOLDRDSE
- Michel MASSETRDSE
- Jean-Yves ROUXRDSE
- Jean-Marc RUEL
- Jérôme DURAIN
- Yan CHANTRELSOC
- Jean-Claude TISSOTSOC
- Christophe CHAILLOUSOC
Ce que fait le texte
La proposition de loi vise à interdire explicitement la vente d'objets liés au nazisme en introduisant un délit dans le code pénal. Elle prévoit des sanctions allant jusqu'à six mois d'emprisonnement et 10 000 euros d'amende pour ceux qui proposeraient de tels objets à la vente, avec des peines doublées en cas de vente en ligne. Des exceptions sont prévues pour les ventes liées à des productions historiques, comme des films ou des expositions.
Personnes concernées
La proposition de loi cible les personnes qui proposent à la vente des objets liés au nazisme, en les sanctionnant directement. Elle vise également les personnes morales responsables de telles ventes, en prévoyant des peines spécifiques pour ces entités. En outre, la loi entend protéger la mémoire des victimes des atrocités nazies en interdisant toute banalisation de ces crimes à travers la commercialisation d'objets associés.
Dispositions clés
- Sanction de la vente d'objets nazis. L'article 431-21-1 du code pénal érige en délit la proposition à la vente d'un uniforme, d'un insigne ou d'un emblème lié au nazisme, avec des peines allant jusqu'à six mois d'emprisonnement et 10 000 € d'amende.
- Peines aggravées pour vente en ligne. Les peines pour la vente d'objets nazis sont doublées si ces faits sont commis par voie électronique, renforçant ainsi la répression de ce type de commerce.
- Exceptions pour usages historiques. Le délit ne s'applique pas si la vente est effectuée pour les besoins d'un film, d'un spectacle ou d'une exposition ayant une évocation historique, permettant ainsi une certaine flexibilité dans des contextes éducatifs.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
La proposition de loi complète le dispositif actuel en matière de sanctions liées à la vente d'objets nazis, en s'appuyant sur l'article R. 645-1 du code pénal et l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, qui permettent de sanctionner indirectement de telles pratiques. Elle introduit une nouvelle section dans le code pénal spécifiquement dédiée à la commercialisation d'objets liés au nazisme.
Objet déclaré
La proposition de loi vise à sanctionner explicitement la vente d'objets liés au nazisme afin de lutter contre la banalisation et la réhabilitation des crimes nazis. Elle cherche à établir un cadre légal clair pour interdire ces transactions sur le territoire français, renforçant ainsi le devoir de mémoire et la vigilance face à l'extrême droite et aux idéologies fascistes.