Proposition de loi visant à renforcer l'effectivité du droit de communication des juridictions financières
Résumé
Renforce le droit de communication des juridictions financières en introduisant des sanctions pour entrave à leur mission.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 19 sept. 2025.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
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- Bruno BELINUMP
- Nadine BELLUROTUMP
- Catherine BELRHITIUMP
- BORCHIO FONTIMP
- Gilbert BOUCHET
- Max BRISSONUMP
- Christian BRUYENUMP
- Laurent BURGOAUMP
- Agnès CANAYERUMP
- Patrick CHAIZEUMP
- Alain CHATILLONUMP
- Dominique de LEGGEUMP
- Patricia DEMASUMP
- Catherine DI FOLCOUMP
- Sabine DREXLERUMP
- Dominique ESTROSI SASSONEUMP
- Agnès EVRENUMP
- Christophe-André FRASSAUMP
- Frédérique GERBAUDUMP
- Jacques GROSPERRINUMP
- Pascale GRUNYUMP
- Corinne IMBERTUMP
- Micheline JACQUESUMP
- Lauriane JOSENDEUMP
- Else JOSEPHUMP
Ce que fait le texte
La proposition de loi vise à instaurer un mécanisme de sanction pour les entités qui entraveraient le droit de communication des juridictions financières. Elle prévoit des injonctions pour la transmission de documents, ainsi que des amendes proportionnelles aux manquements, afin de faciliter l'accès aux informations nécessaires pour les contrôles. Ce dispositif a pour objectif d'assurer une meilleure transparence et un contrôle efficace de l'utilisation des fonds publics.
Personnes concernées
Les juridictions financières, notamment la Cour des comptes, sont directement concernées par ce texte, car il vise à renforcer leur droit de communication pour assurer un contrôle efficace des deniers publics. Les établissements et services de droit privé à caractère sanitaire, social ou médico-social, ainsi que les groupes contrôlant ces établissements, sont également affectés en tant que cibles de sanctions en cas d'obstacle à la transmission des documents demandés.
Dispositions clés
- Mécanisme de sanction pour obstruction. Le texte propose un mécanisme de sanction spécifique pour les obstacles à l'exercice du droit de communication des juridictions financières, offrant une alternative rapide aux poursuites pénales.
- Injonction préalable par le procureur général. Il est prévu qu'une injonction préalable puisse être prononcée par le procureur général, fixant un délai pour la transmission des documents demandés, avec un minimum de trois jours.
- Amendes proportionnées aux manquements. Les amendes pour non-transmission de documents peuvent atteindre 15 000 euros, avec une amende additionnelle de 1 000 euros par jour de retard si une injonction a été prononcée.
- Procédure accélérée devant la chambre du contentieux. Le texte prévoit un renvoi direct devant la chambre du contentieux, qui statuera en procédure accélérée sur les cas d'obstacle à la communication.
- Délai d'appel non suspensif. Il est proposé que le délai d'appel ne soit pas suspensif pour cette infraction, afin d'éviter des appels dilatoires qui prolongeraient le refus de communication.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
Le présent texte propose d'introduire un mécanisme de sanction dans une section du code des juridictions financières relatif aux compétences juridictionnelles de la Cour des comptes, distincte des sections relatives à la responsabilité financière des gestionnaires publics.
Objet déclaré
La proposition de loi vise à renforcer l'effectivité du droit de communication des juridictions financières en instaurant un mécanisme de sanction spécifique pour les obstacles à la transmission de documents. Cela permettra d'assurer un contrôle adéquat du bon emploi des deniers publics et de garantir la transparence nécessaire dans les établissements concernés.