Mettre fin au « délit de solidarité »
Résumé
Propose de dépénaliser l'aide humanitaire à l'entrée irrégulière sur le territoire français pour les personnes exilées.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 13 janv. 2026.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
- Élisa MARTINLFI-NFP
- Mathilde PANOTLFI-NFP
Ce que fait le texte
Cette proposition de loi vise à dépénaliser l'aide à l'entrée irrégulière sur le territoire français lorsqu'elle est apportée dans un but humanitaire. Elle cherche à inverser la hiérarchie entre la lutte contre l'immigration irrégulière et le principe de fraternité, afin de protéger les citoyens et les associations qui viennent en aide aux personnes exilées sans craindre des poursuites judiciaires.
Personnes concernées
Les personnes exilées, y compris des mineurs souvent sans famille ni soutien, sont directement concernées par cette proposition de loi, qui vise à protéger ceux qui leur apportent une aide humanitaire. Les citoyens et les associations qui apportent cette aide sont également affectés, car ils craignent actuellement des poursuites judiciaires pour leurs actions solidaires. Cette mesure vise à dépénaliser l'aide à l'entrée irrégulière sur le territoire français dans un but humanitaire, leur offrant ainsi une protection contre la criminalisation de leurs actes de solidarité.
Dispositions clés
- Dépénalisation de l'aide à l'entrée irrégulière. La proposition de loi vise à dépénaliser l'aide humanitaire apportée aux personnes exilées lors de leur entrée irrégulière sur le territoire français, en inversant le principe de lutte contre l'immigration irrégulière au profit de la fraternité.
- Clarification des actions de solidarité. Elle cherche à établir que l'aide humanitaire ne doit pas être confondue avec des activités criminelles, en précisant que l'assistance à des fins humanitaires est légitime et ne doit pas être sanctionnée.
- Conformité avec le droit européen. La loi propose d'aligner le droit français sur les directives européennes, notamment en ce qui concerne l'exclusion de sanctions pour ceux qui apportent une aide humanitaire aux migrants.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
Le texte vise à dépénaliser l'aide à l'entrée irrégulière sur le territoire français dans un but humanitaire, en modifiant la législation existante sur l'immigration, notamment les articles L622-1 et L622-4 du code de séjour des étrangers et des demandeurs d'asile (CESEDA), qui ont été abrogés par l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020. Il s'inscrit également en conformité avec la directive 2002/90/CE du Conseil de l'Europe, qui permet aux États membres d'exclure les sanctions pour l'aide humanitaire.
Objet déclaré
L'objectif de cette proposition de loi est de dépénaliser l'aide à l'entrée irrégulière sur le territoire français lorsqu'elle est fournie dans un but humanitaire. Cela vise à protéger les personnes exilées, en inversant le principe de la lutte contre l'immigration irrégulière au profit de la fraternité et de l'assistance humanitaire, tout en clarifiant la distinction entre l'aide humanitaire et les activités criminelles liées à la traite des êtres humains.