Skip to content
OpenCongress est en version beta. Vos retours nous sont précieux !Donner mon avis
PROPOSITION DE LOI N° 2391 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Autoriser l’accès aux bases de données génétiques récréatives pour l’identification d’auteurs de crimes et de délits graves

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

Autorise l'accès aux bases de données génétiques pour identifier les auteurs de crimes graves sous conditions strictes.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 27 janv. 2026.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Ce que fait le texte

La proposition de loi vise à autoriser, sous un cadre strict, l'utilisation de la généalogie génétique à des fins judiciaires pour identifier les auteurs de crimes graves lorsque les méthodes d'investigation traditionnelles ont échoué. Elle impose des garanties renforcées, notamment l'obtention d'une autorisation judiciaire préalable, et limite son application aux infractions les plus graves, telles que les homicides et les actes de terrorisme.

Personnes concernées

Les personnes suspectées d'avoir commis des crimes particulièrement graves, tels que les homicides, les viols, les enlèvements et les actes de terrorisme, sont directement concernées par cette proposition de loi. De plus, les officiers de police judiciaire seront impliqués dans l'application de ces nouvelles mesures d'identification génétique. Enfin, les victimes de ces crimes, ainsi que leurs familles, peuvent également bénéficier de l'élucidation des affaires grâce à l'utilisation de la généalogie génétique.

Dispositions clés

  • Autorisation de la généalogie génétique. La proposition de loi vise à autoriser, sous conditions strictes, le recours à la généalogie génétique pour identifier les auteurs de crimes graves, après épuisement des moyens d'investigation traditionnels.
  • Limitation aux crimes graves. L'utilisation de la généalogie génétique serait restreinte aux infractions les plus graves, telles que les homicides, viols, enlèvements et actes de terrorisme, afin de respecter le principe de proportionnalité.
  • Contrôle judiciaire préalable. Le recours à cette technique nécessiterait une autorisation écrite et motivée du juge des libertés et de la détention, précisant les bases de données à interroger et la durée de l'autorisation.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

La présente proposition de loi vise à insérer un nouvel article après l'article 706-56-1-1 du code de procédure pénale, modifiant ainsi le cadre légal existant relatif à l'identification génétique dans le cadre des enquêtes judiciaires. Elle s'inscrit dans la continuité des évolutions législatives précédentes, notamment celles introduites par la loi du 17 juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles et la loi du 3 juin 2016 qui a consacré la recherche de correspondances partielles entre ADN.

Objet déclaré

La présente proposition de loi vise à autoriser, sous un encadrement strict, le recours à la généalogie génétique à des fins judiciaires pour identifier les auteurs de crimes graves, lorsque les méthodes d'investigation traditionnelles ont échoué. Elle cherche à combler un vide juridique en permettant l'utilisation de bases de données génétiques récréatives, tout en garantissant le respect des libertés individuelles et la protection des données personnelles.