Garantir le bénéfice des prestations familiales aux enfants placés
Résumé
Le texte propose de garantir le versement des prestations familiales aux enfants placés pour mieux répondre à leurs besoins.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 17 févr. 2026.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
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- Henri ALFANDARIHOR
- Béatrice BELLAMYHOR
- Thierry BENOITHOR
- Benoît BLANCHARDHOR
- Bertrand BOUYXHOR
- Jean-Michel BRARDHOR
- Michel CRIAUDHOR
- Philippe FAITHOR
- Agnès FIRMIN LE BODOHOR
- François GERNIGONHOR
- Pierre HENRIETHOR
- François JOLIVETHOR
- Loïc KERVRANHOR
- Thomas LAMHOR
- Didier LEMAIREHOR
- Lise MAGNIERHOR
- Laurent MARCANGELIHOR
- Jean MOULLIEREHOR
- Jérémie PATRIER-LEITUSHOR
- Béatrice PIRONHOR
- Christophe PLASSARDHOR
- Jean-François PORTARRIEUHOR
- Marie-Agnès POUSSIER-WINSBACKHOR
- Isabelle RAUCHHOR
- Laetitia SAINT-PAULHOR
- Vincent THIÉBAUTHOR
Ce que fait le texte
Le texte propose de réformer le versement des allocations familiales et de l'allocation de rentrée scolaire pour les enfants placés, en les dirigeant directement vers les structures ou personnes qui en ont la charge. Cela vise à garantir que les ressources financières soient utilisées pour répondre aux besoins matériels des enfants, plutôt que de rester aux parents qui ne participent plus à leur prise en charge. De plus, il prévoit une réévaluation des pensions alimentaires lors du placement de l'enfant, afin d'assurer une contribution financière adéquate à ceux qui s'occupent réellement de lui.
Personnes concernées
Les enfants placés en dehors du foyer parental, qu'ils soient confiés à des membres de la famille, à des services départementaux de l'aide sociale à l'enfance (ASE) ou à des établissements spécialisés, sont les principaux bénéficiaires de cette réforme. Les familles d'accueil et les services de l'ASE, qui prennent en charge ces enfants, seront également affectés positivement par le versement direct des allocations familiales et de l'allocation de rentrée scolaire, leur permettant de mieux répondre aux besoins matériels et éducatifs des mineurs confiés.
Dispositions clés
- Réforme du versement des allocations familiales. L'article 1er modifie le versement des allocations familiales pour les enfants confiés à un tiers, en prévoyant que ces allocations soient versées directement à la personne ou à l'institution responsable de l'enfant, sauf décision contraire du juge.
- Versement direct de l'allocation de rentrée scolaire. L'article 2 supprime le mécanisme de gestion de l'allocation de rentrée scolaire par la Caisse des dépôts et consignations et prévoit son versement direct aux familles d'accueil ou aux structures responsables, afin de répondre immédiatement aux besoins scolaires de l'enfant.
- Modification du versement du revenu de solidarité active. L'article 3 stipule que lorsque le revenu de solidarité active est majoré en raison de la présence d'enfants, la part correspondante pour les enfants confiés à un tiers sera directement versée à ce dernier.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
Le texte modifie l'article L. 521-2 du code de la sécurité sociale concernant le versement des allocations familiales pour les enfants placés. Il supprime également le dispositif de gestion de l'allocation de rentrée scolaire introduit par la loi du 14 mars 2016, qui prévoyait que cette allocation soit versée à la Caisse des dépôts et consignations jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant.
Objet déclaré
Le texte vise à garantir que les prestations familiales et l'allocation de rentrée scolaire soient versées directement aux personnes ou institutions qui prennent en charge les enfants placés, afin de répondre à leurs besoins matériels et éducatifs. Il cherche également à réaffirmer que les aides sociales destinées aux enfants doivent bénéficier à ceux qui assurent réellement leur prise en charge, tout en renforçant la responsabilité des parents dans le cadre de la protection de l'enfance.