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PROPOSITION DE LOI N° 2568 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Représenter la nature en entreprise

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

Le texte propose de renforcer la représentation des enjeux environnementaux et de la nature dans la gouvernance des entreprises.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 3 mars 2026.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).

Ce que fait le texte

Le texte vise à réformer la gouvernance des entreprises en intégrant la représentation des intérêts de la nature au sein des conseils d'administration et des instances de dialogue social. Cela permettrait de prendre en compte les enjeux environnementaux dans les décisions stratégiques, en favorisant une codétermination entre les parties prenantes, y compris les salariés et les représentants de la nature.

Personnes concernées

Les travailleurs, les sous-traitants, et les collectivités locales sont directement concernés par les décisions stratégiques des entreprises, qui affectent leur environnement de travail et leur qualité de vie. De plus, la nature elle-même est visée par la proposition de réformer la gouvernance d'entreprise pour intégrer des représentants des intérêts environnementaux au sein des instances décisionnelles.

Dispositions clés

  • Intégration des enjeux environnementaux en gouvernance. Le texte propose d'intégrer la représentation des intérêts de la nature au sein des conseils d'administration et des instances de décision des entreprises, afin de favoriser une prise en compte effective des enjeux écologiques dans les choix stratégiques.
  • Création de commissions environnementales dans les CSE. Il est prévu d'obliger la création de commissions thématiques sur l'environnement dans les comités sociaux et économiques des entreprises de plus de 300 salariés, pour garantir un espace dédié au dialogue social sur les questions écologiques.
  • Formation obligatoire des élus du CSE aux enjeux écologiques. Le texte suggère de rendre obligatoire la formation des membres des commissions environnementales du CSE sur les questions écologiques, afin de renforcer leur capacité à aborder ces sujets dans le dialogue social.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

Le texte s'inscrit dans la continuité des évolutions législatives récentes, notamment la loi Pacte de 2019 et la loi Climat et Résilience, qui ont élargi la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux dans la gouvernance des entreprises. Il propose d'intégrer la représentation des intérêts de la nature au sein des instances décisionnelles des entreprises, modifiant ainsi la conception traditionnelle de l'intérêt social tel que défini par le Code civil.

Objet déclaré

Le texte vise à réformer la gouvernance des entreprises en intégrant la représentation des intérêts de la nature, afin de permettre une prise de décision qui prenne en compte les enjeux environnementaux. Il cherche à élargir le cercle des parties prenantes impliquées dans la définition de l'intérêt de l'entreprise, en favorisant la codétermination des salariés et en reconnaissant la nature comme une partie prenante dans les processus décisionnels.