Proposition de loi constitutionnelle visant à conférer plus de libertés et de responsabilités à la Guadeloupe, à la Guyane, à La Réunion, à la Martinique et à Mayotte
Résumé
Cette proposition de loi constitutionnelle vise à offrir plus de libertés et de responsabilités aux collectivités d'outre-mer.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 22 avr. 2026.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
- Victorin LURELSOC
- d’administration générale
- sous réserve de la constitution éventuelle d’une commission spéciale
Voir les 1 auteur supplémentaireRéduire
- dans les conditions prévues par le Règlement.)
Ce que fait le texte
Cette proposition de loi constitutionnelle vise à moderniser le cadre juridique des collectivités d'outre-mer, en leur conférant plus de libertés et de responsabilités. Elle permettrait à chaque collectivité de définir un statut spécifique par une loi organique, favorisant ainsi une gouvernance adaptée à leurs réalités et aspirations. De plus, elle introduit des mécanismes permettant aux collectivités de participer activement à l'élaboration des normes applicables sur leur territoire.
Personnes concernées
Les collectivités d'outre-mer régies par l'article 73 de la Constitution, à savoir la Guadeloupe, la Guyane, La Réunion, la Martinique et Mayotte, sont directement concernées par cette proposition de loi constitutionnelle. Cette mesure vise à leur conférer plus de libertés et de responsabilités, leur permettant ainsi d'adapter les règles applicables sur leur territoire en fonction de leurs spécificités et aspirations institutionnelles.
Dispositions clés
- Refonte de l'article 73 de la Constitution. Le nouvel article 73 précise que chaque collectivité d'outre-mer dispose d'un statut spécifique, défini par une loi organique, permettant une plus grande autonomie tout en respectant les principes fondamentaux de la République.
- Introduction de nouveaux articles 73-1 et 73-2. Ces articles établissent un cadre constitutionnel clarifié pour les collectivités d'outre-mer, permettant des adaptations législatives et réglementaires en tenant compte de leurs spécificités.
- Droit de regard du Parlement. Le Parlement conserve un droit de regard sur les normes fixées par les collectivités, avec l'obligation pour le Gouvernement de ratifier les actes dans un délai de 24 mois.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
Cette proposition de loi constitutionnelle vise à refonder le cadre constitutionnel applicable aux collectivités d'outre-mer régies par l'article 73 de la Constitution, en modifiant notamment l'article 73 et en introduisant de nouveaux articles 73-1 et 73-2. Elle cherche à substituer une logique d'uniformité par un modèle fondé sur la différenciation et la liberté locale, tout en maintenant le principe de l'applicabilité des lois et règlements de plein droit.
Objet déclaré
La proposition de loi constitutionnelle vise à moderniser la Constitution pour mieux répondre aux spécificités et aspirations des territoires d'outre-mer, en leur conférant plus de libertés et de responsabilités. Elle cherche à établir un cadre constitutionnel plus souple, permettant une gouvernance adaptée aux réalités locales tout en préservant l'unité de la République.