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PROPOSITION DE LOI N° 2829 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Lutter contre la pédocriminalité en ligne et les violences sexuelles sur mineurs

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

Renforce la protection des mineurs en ligne contre la pédocriminalité et les violences sexuelles via des sanctions et des mesures spécifiques.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 26 mai 2026.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Ce que fait le texte

Cette proposition de loi vise à renforcer la protection des mineurs en ligne contre la pédocriminalité et les violences sexuelles. Elle prévoit des sanctions plus sévères pour les infractions commises à l'encontre de mineurs, ainsi que l'incrimination de pratiques telles que le cyberflashing et la création de deepfakes sexuels sans consentement. De plus, elle impose aux plateformes numériques de signaler clairement les contenus générés par intelligence artificielle, afin de mieux protéger les jeunes utilisateurs.

Personnes concernées

Les mineurs, en particulier ceux de moins de quinze ans, sont les principales victimes des infractions visées par cette proposition de loi, qui vise à renforcer leur protection en ligne contre les violences sexuelles et la pédocriminalité. Les plateformes numériques sont également concernées, car elles se voient imposer des obligations de signalement et de transparence concernant les contenus générés par intelligence artificielle.

Dispositions clés

  • Aggravation des peines pour infractions contre mineurs. L'article 1er prévoit une aggravation des peines lorsque les infractions sont commises à l'encontre d'un mineur de moins de quinze ans, avec des sanctions renforcées en cas de commission en bande organisée.
  • Incrimination des deepfakes sexuels. L'article 2 incrimine la création de deepfakes à caractère sexuel réalisés sans le consentement de la personne concernée, en plus de la diffusion de tels contenus.
  • Sanctions pour exploitation sexuelle en ligne. L'article 6 crée une infraction spécifique d'exploitation sexuelle en ligne, visant à mieux appréhender les situations où un mineur est manipulé ou contraint à produire ou transmettre des contenus sexuels.
  • Interdiction du cyberflashing. L'article 4 criminalise l'envoi non sollicité d'images ou de vidéos représentant des organes génitaux, visant à mettre un terme aux pratiques de cyberflashing et de harcèlement sexuel numérique.
  • Responsabilité des plateformes numériques. L'article 9 impose aux plateformes numériques l'obligation de signaler clairement les contenus générés ou altérés par intelligence artificielle, afin de renforcer la transparence et la protection des utilisateurs, notamment des mineurs.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

La présente proposition de loi vise à renforcer les dispositifs déjà présentés dans la proposition de loi déposée le 11 mars 2025, qui avait pour objectif de mieux protéger les mineurs en ligne et de lutter contre la pédocriminalité. De plus, elle introduit des mesures qui s'inscrivent dans la continuité de la loi n° 2024-233 du 18 mars 2024, visant à mieux protéger et accompagner les enfants victimes de violences intrafamiliales.

Objet déclaré

La présente proposition de loi vise à renforcer la protection des mineurs en ligne et à lutter contre la pédocriminalité, en adaptant le droit aux évolutions technologiques et en responsabilisant les plateformes numériques. Son objectif est de garantir que l'espace numérique reste un lieu de liberté et d'émancipation, tout en sanctionnant les violences commises contre les plus vulnérables.