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PROPOSITION DE LOI N° 2895 · 17ᵉ LÉGISLATURE

La réparation des préjudices résultant de la traite et de l'esclavage

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

La proposition de loi vise à établir un comité pour étudier les réparations liées à la traite et à l'esclavage colonial.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 9 juin 2026.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).

Déposé par

Voir les 7 auteurs supplémentaires

Ce que fait le texte

Cette proposition de loi vise à établir un comité de personnalités qualifiées pour évaluer les préjudices subis en raison de la traite et de l'esclavage, ainsi que pour examiner les modalités de réparation. Elle inclut également une étude spécifique sur la restitution des sommes dues à Haïti, conséquence de l'indemnité imposée par la France au XIXe siècle. L'objectif est de répondre à la question de la réparation, en reconnaissant les injustices historiques et en cherchant des solutions concrètes.

Personnes concernées

Les populations issues de la traite et de l'esclavage, notamment les descendants d'esclaves en France et dans les anciennes colonies, sont directement concernées par les mesures de réparation envisagées. De plus, le texte vise à étudier les modalités de restitution des sommes dues à Haïti, affectant ainsi le peuple haïtien. Les territoires ultramarins, qui subissent des inégalités systémiques héritées de l'histoire coloniale, sont également impactés par cette proposition de loi.

Dispositions clés

  • Création d'un comité pour étudier les réparations. L'article 1er propose d'instituer un comité de personnalités qualifiées chargé de déterminer le préjudice subi et d'examiner les conditions de réparation dues en lien avec la traite et l'esclavage colonial.
  • Étude des réparations pour Haïti. L'article 2 se concentre sur la question de la réparation pour Haïti, en constituant un comité pour étudier les modalités de restitution des sommes versées par la France à partir de 1825.
  • Mise en place d'un gage financier. L'article 3 établit un gage financier qui n'est pas destiné à s'appliquer immédiatement, laissant au Gouvernement le soin de lever ce gage et d'inscrire les moyens nécessaires dans la prochaine loi des finances.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

La proposition de loi s'inscrit dans la continuité de la loi Taubira de 1998, qui reconnaît la traite et l'esclavage comme des crimes contre l'humanité. Elle vise à remettre à l'ordre du jour l'étude de la réparation des préjudices liés à ces crimes, en instituant un comité chargé de déterminer le préjudice subi et d'examiner les conditions de réparation.

Objet déclaré

La proposition de loi vise à établir un cadre pour la réparation des préjudices causés par la traite et l'esclavage, en instituant un comité de personnalités qualifiées chargé de déterminer le préjudice subi et d'examiner les conditions de réparation. Elle cherche également à aborder spécifiquement la question des réparations dues à Haïti en raison des conséquences de la rançon imposée par la France.