Projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République
Résumé
Le projet de loi constitutionnelle vise à accorder un statut d'autonomie à la Corse au sein de la République française.
Dernière étape enregistrée : Assemblée nationale, le 24 juin 2026.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
- Emmanuel MACRON
- Sébastien LECORNU
- Françoise GATEL
Ce résumé pourrait être obsolète
Régénéré pour la dernière fois Le texte a fait l'objet d'actions législatives depuis.
Ce que fait le texte
Le projet de loi constitutionnelle vise à accorder à la Corse un statut d'autonomie au sein de la République, en tenant compte de ses spécificités culturelles, linguistiques et économiques. Il permettra à la collectivité de Corse d'adapter et d'édicter des normes en fonction de ses réalités, tout en respectant les principes fondamentaux de la République. Des garanties juridiques seront mises en place pour encadrer ces nouvelles compétences et assurer un contrôle par les institutions compétentes.
Personnes concernées
La collectivité de Corse est directement concernée par le projet de loi constitutionnelle, qui lui accorde un statut d'autonomie et des pouvoirs d'adaptation et d'édiction de normes. Les habitants de la Corse, notamment sa jeunesse, sont également affectés, car le texte vise à relancer le développement de l'île et à renforcer la reconnaissance de leur identité culturelle et linguistique. Enfin, l'État est impliqué dans le cadre de la mise en œuvre de cette autonomie, en assurant un équilibre entre les spécificités corses et les principes républicains.
Dispositions clés
- Reconnaissance du statut d'autonomie pour la Corse. Le projet de loi constitutionnelle établit un statut d'autonomie pour la Corse, prenant en compte ses spécificités culturelles, linguistiques et économiques, tout en respectant le principe d'indivisibilité de la République.
- Pouvoirs normatifs spécifiques pour la collectivité de Corse. Il accorde à la collectivité de Corse des compétences normatives pour adapter les règles en fonction de ses particularités, tout en précisant que certaines matières demeurent sous la compétence exclusive de l'État.
- Contrôle des normes par le Conseil d'État et le Conseil Constitutionnel. Les normes établies par la collectivité de Corse seront soumises à un contrôle par le Conseil d'État et le Conseil Constitutionnel, garantissant ainsi le respect des libertés publiques et des droits constitutionnels.
- Habilitation du Gouvernement pour adapter les lois. Le projet confère au Gouvernement une habilitation permanente pour adapter par ordonnance les lois existantes aux spécificités de la Corse, après consultation de la collectivité, avec une ratification parlementaire requise.
- Consultation des électeurs corses. Il prévoit la possibilité d'une consultation des électeurs inscrits sur les listes électorales de Corse concernant le projet de statut définissant les pouvoirs normatifs, afin d'impliquer la population dans le processus décisionnel.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
Le projet de loi constitutionnelle crée un nouvel article 72-5 dans la Constitution, reconnaissant un statut d'autonomie pour la Corse. Il précise que les règles régissant l'organisation et les compétences de la collectivité de Corse resteront fixées par la loi simple et codifiées au sein du code général des collectivités territoriales.
Objet déclaré
Le projet de loi constitutionnelle vise à reconnaître le statut d'autonomie de la Corse au sein de la République, en tenant compte de ses spécificités culturelles, linguistiques et économiques. Il a pour objectif de renforcer l'ancrage de la Corse dans la République tout en permettant des adaptations normatives adaptées aux réalités de l'île, afin de favoriser son développement et de garantir la sécurité et la confiance des Corses dans leurs institutions.