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PROPOSITION DE LOI N° 668 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Étendre la qualification d’homicide aux violences ou négligences ayant causé le décès in utero d’un fœtus viable

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

Étendre la qualification d’homicide aux violences causant le décès in utero d’un fœtus viable pour protéger les familles endeuillées.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 3 déc. 2024.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).

Ce que fait le texte

Cette proposition de loi vise à élargir la définition de l'homicide involontaire pour inclure les actes ayant causé la mort d'un fœtus viable, reconnu comme une personne à partir du seuil de viabilité. Elle permettrait aux familles de demander réparation et de faire valoir leur droit à la justice en cas de perte de leur enfant à naître, tout en protégeant les femmes enceintes des accusations d'homicide liées à des événements tragiques.

Personnes concernées

Cette proposition de loi vise à protéger les familles ayant perdu un enfant à naître en raison de violences ou négligences, leur permettant ainsi de faire valoir leur droit à la justice. Elle cible également les personnes responsables de telles violences, en les soumettant à des sanctions pénales appropriées. Les femmes enceintes sont également concernées, car la loi cherche à renforcer leur protection face aux actes pouvant entraîner la perte de leur fœtus viable.

Dispositions clés

  • Extension de l'homicide involontaire au fœtus viable. L'article 1er modifie l'article 221-6 du code pénal pour inclure la mort d'un fœtus d'autrui, lorsque celui-ci a atteint les seuils de viabilité définis par l'OMS, dans la qualification d'homicide involontaire.
  • Application à l'homicide routier. L'article 2 précise que la notion d'homicide involontaire s'applique également aux cas qualifiés d'homicide routier.
  • Sanction des violences causant la mort du fœtus. L'article 3 prévoit une peine de réclusion criminelle pour les violences ayant entraîné, sans intention, la fin du développement d'un fœtus viable.
  • Exclusion des interruptions volontaires de grossesse. L'article 4 stipule que les interruptions volontaires de grossesse ne peuvent pas être qualifiées d'homicide volontaire, tout en étendant la notion d'homicide volontaire à la cause intentionnelle de la mort d'un fœtus viable.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

Cette proposition de loi complète l'article 221-6 du code pénal afin d'étendre la notion d'homicide involontaire au fait de causer la mort du fœtus d'autrui lorsque celui-ci a atteint les seuils de viabilité définis par l'OMS.

Objet déclaré

Cette proposition de loi vise à étendre la qualification d’homicide aux violences ou négligences ayant causé le décès in utero d’un fœtus viable, afin de rendre justice aux familles ayant perdu un enfant à naître et de reconnaître la valeur des vies en devenir. Elle cherche également à protéger les femmes enceintes en précisant que les accusations d’homicide involontaire ne peuvent concerner que des actes ayant causé la mort du fœtus d’autrui.