Étendre la qualification d’homicide aux violences ou négligences ayant causé le décès in utero d’un fœtus viable
Résumé
Étendre la qualification d’homicide aux violences causant le décès in utero d’un fœtus viable pour protéger les familles endeuillées.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 3 déc. 2024.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
Ce que fait le texte
Cette proposition de loi vise à élargir la définition de l'homicide involontaire pour inclure les actes ayant causé la mort d'un fœtus viable, reconnu comme une personne à partir du seuil de viabilité. Elle permettrait aux familles de demander réparation et de faire valoir leur droit à la justice en cas de perte de leur enfant à naître, tout en protégeant les femmes enceintes des accusations d'homicide liées à des événements tragiques.
Personnes concernées
Cette proposition de loi vise à protéger les familles ayant perdu un enfant à naître en raison de violences ou négligences, leur permettant ainsi de faire valoir leur droit à la justice. Elle cible également les personnes responsables de telles violences, en les soumettant à des sanctions pénales appropriées. Les femmes enceintes sont également concernées, car la loi cherche à renforcer leur protection face aux actes pouvant entraîner la perte de leur fœtus viable.
Dispositions clés
- Extension de l'homicide involontaire au fœtus viable. L'article 1er modifie l'article 221-6 du code pénal pour inclure la mort d'un fœtus d'autrui, lorsque celui-ci a atteint les seuils de viabilité définis par l'OMS, dans la qualification d'homicide involontaire.
- Application à l'homicide routier. L'article 2 précise que la notion d'homicide involontaire s'applique également aux cas qualifiés d'homicide routier.
- Sanction des violences causant la mort du fœtus. L'article 3 prévoit une peine de réclusion criminelle pour les violences ayant entraîné, sans intention, la fin du développement d'un fœtus viable.
- Exclusion des interruptions volontaires de grossesse. L'article 4 stipule que les interruptions volontaires de grossesse ne peuvent pas être qualifiées d'homicide volontaire, tout en étendant la notion d'homicide volontaire à la cause intentionnelle de la mort d'un fœtus viable.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
Cette proposition de loi complète l'article 221-6 du code pénal afin d'étendre la notion d'homicide involontaire au fait de causer la mort du fœtus d'autrui lorsque celui-ci a atteint les seuils de viabilité définis par l'OMS.
Objet déclaré
Cette proposition de loi vise à étendre la qualification d’homicide aux violences ou négligences ayant causé le décès in utero d’un fœtus viable, afin de rendre justice aux familles ayant perdu un enfant à naître et de reconnaître la valeur des vies en devenir. Elle cherche également à protéger les femmes enceintes en précisant que les accusations d’homicide involontaire ne peuvent concerner que des actes ayant causé la mort du fœtus d’autrui.