Proposition de loi visant à limiter le recours au licenciement économique dans les entreprises d'au moins 250 salariés
Résumé
Limite le licenciement économique dans les entreprises de plus de 250 salariés en cas de distribution de dividendes ou aides publiques.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 8 janv. 2025.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
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- Audrey BÉLIMSOC
- Florence BLATRIX CONTATSOC
- Nicole BONNEFOYSOC
- Denis BOUADSOC
- Hussein BOURGISOC
- Isabelle BRIQUETSOC
- Colombe BROSSELSOC
- Marion CANALÈSSOC
- Rémi CARDONSOC
- Marie-Arlette CARLOTTISOC
- Christophe CHAILLOUSOC
- Yan CHANTRELSOC
- Catherine CONCONNESOC
- Hélène CONWAY-MOURETSOC
- Karine DANIELSOC
- Marie-Pierre de LA GONTRIESOC
- Gilbert-Luc DEVINAZSOC
- Vincent ÉBLÉSOC
- Frédérique ESPAGNACSOC
- Sébastien FAGNENSOC
- Corinne FÉRETSOC
- Jean-Luc FICHETSOC
- Hervé GILLÉSOC
- Olivier JACQUINSOC
- Éric JEANSANNETASSOC
- Patrice JOLYSOC
- Gisèle JOURDASOC
- Éric KERROUCHESOC
- Annie LE HOUEROUSOC
Ce que fait le texte
La proposition de loi vise à interdire aux entreprises de plus de 250 salariés de procéder à des licenciements économiques si elles ont distribué des dividendes, racheté des actions, ou affiché des résultats financiers positifs au cours de l'exercice précédent. Elle prévoit également des sanctions financières pour les entreprises qui licencient abusivement, notamment le remboursement des aides publiques perçues.
Personnes concernées
Les entreprises d'au moins 250 salariés sont directement concernées par cette proposition de loi, car elle encadre leur recours au licenciement économique. De plus, les salariés de ces entreprises, notamment ceux menacés par des licenciements, sont également impactés, car la loi vise à protéger leur emploi dans des situations où l'entreprise distribue des dividendes ou réalise des bénéfices. Enfin, les entreprises bénéficiant d'aides publiques devront rembourser ces aides en cas de licenciement jugé abusif.
Dispositions clés
- Interdiction de licenciements économiques pour grandes entreprises. Les entreprises d'au moins 250 salariés ne peuvent procéder à des licenciements économiques si elles ont distribué des dividendes, racheté des actions, ou affiché des résultats nets positifs au cours du dernier exercice comptable.
- Sanctions financières en cas de licenciement abusif. En cas de licenciement économique jugé abusif, l'entreprise devra rembourser les aides publiques reçues et perdra le droit aux exonérations de cotisations patronales pendant trois ans.
- Remboursement des aides publiques. L'entreprise est tenue de rembourser la totalité des exonérations de cotisations sociales pour les salariés concernés par le licenciement si celui-ci est déclaré sans cause réelle et sérieuse.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
La proposition de loi vise à modifier le cadre juridique entourant le licenciement économique, en réponse aux modifications apportées par la loi de sécurisation de l'emploi de 2013, la loi de 2016, et les ordonnances Macron de 2017, qui ont assoupli les conditions de licenciement économique.
Objet déclaré
La proposition de loi vise à interdire le recours au licenciement économique dans les entreprises d'au moins 250 salariés lorsqu'elles distribuent des dividendes, procèdent à des rachats d'actions, distribuent des stock-options ou affichent des résultats financiers positifs. Elle cherche également à conditionner l'octroi d'aides publiques à l'absence de licenciements jugés abusifs, afin de protéger les emplois et de rétablir un équilibre entre le droit au travail et le droit d'entreprendre.