Proposition de loi relative à la dépénalisation de l'usage de drogues pour mieux soigner les personnes dépendantes et apaiser l'espace public
Résumé
La proposition de loi vise à dépénaliser l'usage de drogues pour favoriser la santé publique et réduire les inégalités sociales.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 27 janv. 2025.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
- Anne SOUYRISGEST
- Guy BENARROCHEGEST
- Grégory BLANCGEST
Voir les 8 auteurs supplémentairesRéduire
- Thomas DOSSUSGEST
- Jacques FERNIQUEGEST
- Guillaume GONTARDGEST
- Monique de MARCOGEST
- Mathilde OLLIVIERGEST
- Raymonde PONCET MONGEGEST
- Ghislaine SENÉEGEST
- Mélanie VOGELGEST
Ce que fait le texte
Cette proposition de loi vise à dépénaliser l'usage simple de stupéfiants, remplaçant la répression par une approche axée sur la santé publique. Elle prévoit la création de commissions médico-sociales pour évaluer et orienter les usagers vers des soins, tout en permettant aux forces de l'ordre de se concentrer sur des missions prioritaires, comme la lutte contre le trafic de drogues.
Personnes concernées
Les personnes usagères de drogues, en particulier celles en situation d'addiction, sont directement concernées par cette proposition de loi, qui vise à supprimer la pénalisation de l'usage simple de stupéfiants pour favoriser leur accès aux soins. De plus, les populations en situation de grande précarité, qui sont souvent les plus touchées par la répression actuelle, sont également affectées par les changements proposés, qui visent à réduire les inégalités sociales de santé liées à la consommation de drogues.
Dispositions clés
- Suppression de la pénalisation de l'usage de stupéfiants. La proposition de loi vise à abolir la pénalisation de l'usage simple de stupéfiants, en remplaçant la répression par une approche axée sur la santé publique.
- Création d'une commission médico-sociale. Elle prévoit la mise en place d'une commission d'évaluation et d'accès aux soins, composée de professionnels de santé et de travailleurs sociaux, pour accompagner les usagers dans leur parcours de soin.
- Mise en place d'une politique de prévention. La loi propose d'établir une politique de prévention et de réduction des risques, coordonnée par le ministère de la santé, afin de mieux informer et protéger les usagers de drogues.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
La proposition de loi modifie le régime de prohibition et de répression en matière de drogues, qui est actuellement fondé sur la loi n° 70-1320 du 31 décembre 1970 relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie et la répression du trafic et de l'usage illicite de substances vénéneuses. Elle vise à supprimer la pénalisation de l'usage simple de stupéfiants, remettant ainsi en question les infractions prévues par les articles L. 3421-1 et L. 3421-4 du code de la santé publique.
Objet déclaré
La présente proposition de loi vise à supprimer la pénalisation de l'usage simple de stupéfiants afin de recentrer la politique sur la santé publique, en facilitant l'accès aux soins pour les personnes dépendantes. Elle cherche également à instaurer une approche plus efficace et holistique de la consommation de drogues, inspirée de modèles réussis dans d'autres pays européens, tout en allégeant la charge sur les services de police et de justice.