Proposition de loi créant une condition de durée de résidence pour le versement de certaines prestations sociales
Résumé
Propose d'instaurer une condition de deux ans de résidence pour accéder à certaines prestations sociales.
Dernière étape enregistrée : Sénat, le 19 mars 2025.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
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- Jean-Claude ANGLARSUMP
- Jean BACCIUMP
- Arnaud BAZINUMP
- Bruno BELINUMP
- Nadine BELLUROTUMP
- Catherine BELRHITIUMP
- Martine BERTHETUMP
- Étienne BLANCUMP
- Jean-Baptiste BLANCUMP
- Christine BONFANTI-DOSSATUMP
- François BONHOMMEUMP
- Michel BONNUSUMP
- Alexandra BORCHIO FONTIMPUMP
- Gilbert BOUCHET
- Jean-Marc BOYERUMP
- Max BRISSONUMP
- Alain CADECUMP
- Anne CHAIN-LARCHÉUMP
- Patrick CHAIZEUMP
- Alain CHATILLONUMP
- Marta de CIDRACUMP
- Marie-Carole CIUNTUUMP
- Marc-Philippe DAUBRESSEUMP
- Jean-Marc DELIAUMP
- Patricia DEMASUMP
- Chantal DESEYNEUMP
- Catherine DI FOLCOUMP
- Sabine DREXLERUMP
- Catherine DUMASUMP
- Françoise DUMONTUMP
- Éric DUMOULIN
- Laurent DUPLOMBUMP
- Jacqueline EUSTACHE-BRINIOUMP
- Agnès EVRENUMP
- Gilbert FAVREAUUMP
- Christophe-André FRASSAUMP
- Laurence GARNIERUMP
Ce que fait le texte
Cette proposition de loi vise à instaurer une condition de durée de résidence de deux ans pour l'accès à certaines prestations sociales, telles que les prestations familiales et l'aide personnalisée au logement. L'objectif est de limiter l'attractivité des régimes sociaux pour les immigrés en situation irrégulière, tout en respectant les impératifs de solidarité nationale et d'ordre public.
Personnes concernées
Les étrangers en situation régulière souhaitant bénéficier de certaines prestations sociales, telles que les prestations familiales, l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), l'aide personnalisée au logement (APL) et le droit au logement opposable, sont directement concernés par cette proposition de loi. Cette mesure impose une condition de durée de résidence minimale de deux ans avant l'accès à ces prestations, visant ainsi à encadrer l'immigration et à limiter l'attractivité des régimes sociaux pour les nouveaux arrivants.
Dispositions clés
- Condition de résidence pour certaines prestations sociales. La proposition de loi instaure une durée minimale de résidence régulière de deux ans pour accéder à certaines prestations sociales, incluant les prestations familiales, l'allocation personnalisée d'autonomie, l'aide personnalisée au logement et le droit au logement opposable.
- Exemption pour les travailleurs. Les étrangers exerçant une activité professionnelle ne seront pas soumis à cette condition de durée de résidence, permettant ainsi un accès immédiat aux prestations sociales.
- Réduction des dépenses sociales. Cette mesure vise également à réduire le volume des dépenses sociales, en réponse à un contexte de finances publiques fragilisées.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
La proposition de loi s'inscrit dans la continuité des travaux du Sénat sur le projet de loi pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration, et vise à instaurer une condition de durée de résidence pour le versement de certaines prestations sociales, en référence à des dispositifs similaires déjà en vigueur dans des territoires ultramarins, comme l'article L. 542-6 du code de l'action sociale et des familles. Elle se base également sur les analyses du Conseil constitutionnel concernant la possibilité de soumettre le bénéfice de prestations sociales à des conditions de durée de résidence.
Objet déclaré
La proposition de loi vise à instaurer une durée minimale de résidence de deux ans pour le versement de certaines prestations sociales, afin de limiter l'attrait migratoire généré par des conditions de bénéfice jugées trop généreuses. Elle cherche à concilier les impératifs de solidarité nationale avec la nécessité de préserver l'ordre public et de réduire les dépenses sociales dans un contexte de finances publiques fragilisées.