Proposition de loi visant à se libérer de l'obligation alimentaire à l'égard d'un parent défaillant
Résumé
Propose de libérer les enfants de l'obligation alimentaire envers un parent défaillant sans justification requise.
Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 17 févr. 2025.
Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.
Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).
Déposé par
- Xavier IACOVELLILREM
- Martine BERTHETUMP
- Bernard BUISLREM
Voir les 23 auteurs supplémentairesRéduire
- Maryse CARRÈRERDSE
- Daniel CHASSEINGRTLI
- Cédric CHEVALIERRTLI
- Laure DARCOSRTLI
- Louis-Jean de NICOLAŸUMP
- Éric GOLDRDSE
- Jean-Pierre GRANDRTLI
- Nadège HAVETLREM
- Annick JACQUEMETUC
- Mireille JOUVERDSE
- Stéphane LE RUDULIERUMP
- Marie-Claude LERMYTTERTLI
- Martin LÉVRIERLREM
- Paulette MATRAYSOC
- Anne-Marie NÉDÉLECUMP
- François PATRIATLREM
- Salama RAMIA
- Pierre Jean ROCHETTERTLI
- Anne-Sophie ROMAGNYUC
- Denise SAINT-PÉUC
- Rachid TEMALSOC
- Dominique THÉOPHILELREM
- Jean HINGRAYUC
Ce que fait le texte
Cette proposition de loi permettrait aux enfants de se libérer de l'obligation alimentaire envers un parent défaillant, sans avoir à justifier leur décision, à partir de 18 ans et jusqu'à 30 ans. Elle introduirait également un renversement de la charge de la preuve, obligeant le parent à démontrer qu'il a rempli ses devoirs parentaux pour contester cette libération. De plus, cette exonération entraînerait la perte des droits successoraux sur le patrimoine du parent concerné.
Personnes concernées
Les enfants victimes de défaillance parentale sont les principaux bénéficiaires de cette proposition de loi, car elle leur permet de se libérer de l'obligation alimentaire envers un parent qui n'a pas assumé ses responsabilités. Cette mesure vise à rétablir une justice pour ces enfants, qui peuvent avoir été victimes de violences ou de négligence. Les parents défaillants, quant à eux, sont directement concernés par cette loi, car elle modifie leur droit à recevoir un soutien financier de la part de leurs enfants.
Dispositions clés
- Droit à la libération de l'obligation alimentaire. L'article 1er permet à un enfant, par acte notarié, de se libérer de l'obligation alimentaire envers un parent défaillant à partir de 18 ans et jusqu'à 30 ans, sans avoir à justifier sa décision.
- Renversement de la charge de la preuve. L'article 2 stipule que le parent défaillant devra prouver, dans un délai de 6 mois, qu'il a rempli ses devoirs parentaux pour contester la libération de l'obligation alimentaire.
- Perte des droits successoraux. L'article 3 prévoit que l'exonération de l'obligation alimentaire entraîne automatiquement la perte des droits successoraux de l'enfant sur le patrimoine du parent concerné.
Impact budgétaire
Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte
Dates d'entrée en vigueur
Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur
Lien avec le droit existant
La proposition de loi vise à modifier l'article 205 du code civil, qui impose aux enfants de subvenir aux besoins de leurs ascendants dans le besoin, en introduisant un droit à la libération de cette obligation pour les enfants victimes de défaillance parentale. Elle se réfère également à l'article L. 132-6 du code de l'action sociale et des familles, qui a introduit des exemptions limitées à cette obligation alimentaire depuis la loi « Bien vieillir » du 8 avril 2024.
Objet déclaré
Cette proposition de loi vise à rétablir une justice pour les enfants victimes de parents défaillants en leur permettant de se libérer plus facilement de l'obligation alimentaire. Elle introduit un droit à la libération de cette obligation sans justification, tout en inversant la charge de la preuve pour le parent défaillant, afin de protéger l'enfant même après sa majorité.