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PROPOSITION DE LOI N° 1496 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Renforcer la protection des mineurs en danger en élargissant les mesures de protection des victimes de violence visées au titre XIV du code civil

Dépôt
Assemblée nationale
Sénat
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 2 sur 6 · Assemblée nationale

Résumé

Propose d'élargir les mesures de protection des mineurs en danger, permettant à divers acteurs de saisir un juge rapidement.

Dernière étape enregistrée : Dépôt, le 4 juin 2025.

Rien d'inscrit à l'ordre du jour dans le calendrier dont nous disposons.

Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).

Déposé par

Ce que fait le texte

Cette proposition de loi vise à élargir les mesures de protection des mineurs en danger, permettant à divers professionnels et membres de la famille de saisir directement un juge. Celui-ci serait tenu de statuer dans les six jours sur la nécessité de mesures de protection, afin de mieux répondre aux situations de maltraitance, même en l'absence de signalement par les parents. De plus, l'enfant bénéficierait automatiquement de l'assistance d'un avocat pour garantir ses droits durant la procédure.

Personnes concernées

Les mineurs victimes de violences sont les principaux bénéficiaires de cette proposition de loi, car elle vise à élargir les mesures de protection qui leur sont accordées. De plus, les professionnels, les membres de la famille et les institutions pourront désormais saisir directement le juge pour demander des mesures de protection, renforçant ainsi la protection des enfants en danger.

Dispositions clés

  • Extension des ordonnances de protection aux mineurs. La proposition de loi élargit le champ d'application des ordonnances de protection pour inclure tous les mineurs, qu'ils aient ou non un lien de parenté avec l'auteur des violences.
  • Saisine élargie du juge. Elle permet à divers professionnels, institutions et membres de la famille de saisir directement le juge aux affaires familiales ou le juge des enfants, qui doit statuer dans un délai de six jours.
  • Assistance obligatoire d'un avocat. L'article prévoit que l'enfant sera automatiquement assisté d'un avocat commis d'office, garantissant ainsi une représentation légale adéquate dans les procédures.
  • Anonymat des signalements. La loi garantit l'anonymat des personnes ayant saisi le juge, afin de protéger les dénonciateurs contre d'éventuelles représailles.
  • Modification des articles du code civil. Les articles 515-10 et 515-11 du code civil seront modifiés pour harmoniser les nouvelles mesures avec les dispositions existantes.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Non applicable : L'exposé des motifs n'aborde pas les dates d'entrée en vigueur

Lien avec le droit existant

Le texte propose d'élargir le titre XIV du code civil, qui concerne les mesures de protection des victimes de violences, en créant un nouvel article 515-13-2. Il modifie également les articles 515-10 et 515-11 du code civil pour éviter des contradictions avec les nouvelles mesures. De plus, il adapte les dispositions du code de procédure civile relatives aux mesures de protection des victimes de violences.

Objet déclaré

L'objectif de ce texte est de renforcer la protection des mineurs en danger en élargissant les mesures de protection existantes, permettant ainsi à des personnes privées et à des professionnels de saisir un juge pour évaluer le danger et prendre des mesures de protection dans un délai de six jours. Cela vise à éviter des tragédies similaires à celles vécues par des enfants victimes de maltraitance, en garantissant une réponse judiciaire rapide et efficace.