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PJL RATIFICATION N° 1664 · 17ᵉ LÉGISLATURE

Projet de loi autorisant l’approbation de la convention de coopération judiciaire internationale entre la France et le Myanmar

Dépôt
Assemblée nationaleAdopté
SénatAdopté
CMP / Lecture définitive
Conseil constitutionnel
Promulgation
Étape 6 sur 6 · Promulgation

Résumé

Autorise la coopération judiciaire entre la France et le Mécanisme d'enquête indépendant pour le Myanmar sur les violations du droit international.

Dernière étape enregistrée : Promulgation, le 7 avr. 2026.

Résumé IAfondé sur l'exposé des motifs (voir le PDF).

Déposé par

  • François BAYROU
  • Jean-Noël BARROT

Ce que fait le texte

Le projet de loi permet la coopération entre les juridictions françaises et le Mécanisme d’enquête indépendant pour le Myanmar, facilitant ainsi l'échange d'informations et de preuves concernant les violations graves du droit international en Birmanie depuis 2011. Cette convention vise à renforcer les efforts de lutte contre l'impunité en établissant un cadre formel pour les demandes d'entraide judiciaire, tout en respectant les principes fondamentaux du droit français.

Personnes concernées

Les juridictions françaises sont directement concernées par la convention, car elle leur permet d'établir une coopération avec le Mécanisme d'enquête indépendant pour le Myanmar. Ce dernier, en tant qu'entité chargée de faciliter les enquêtes sur les violations du droit international en Birmanie, bénéficiera d'un cadre formel pour transmettre des demandes d'entraide judiciaire aux autorités françaises.

Dispositions clés

  • Champ d'application de la Convention. La Convention permet la transmission de documents et d'informations entre les Parties concernant les violations graves du droit international en Birmanie depuis 2011, tout en excluant certaines mesures d'investigation.
  • Conditions d'entraide judiciaire. Des restrictions peuvent être appliquées à l'entraide, notamment si la demande concerne des infractions politiques ou porte atteinte à la souveraineté de la France.
  • Confidentialité des échanges. Les Parties doivent respecter la confidentialité des demandes d'entraide et des informations échangées, avec des conditions spécifiques pour leur divulgation.
  • Protection des données personnelles. Les échanges de données à caractère personnel doivent respecter les règles de protection des données applicables, garantissant l'intégrité et la confidentialité des informations.
  • Entrée en vigueur de la Convention. La Convention entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la réception de la seconde notification de l'accomplissement des procédures internes requises par chaque Partie.

Impact budgétaire

Non applicable : Pas d'estimation budgétaire indépendante disponible pour ce texte

Dates d'entrée en vigueur

Chaque Partie notifie à l'autre l'accomplissement de ses procédures internes requises pour l'entrée en vigueur de la Convention. Le premier jour du deuxième mois suivant la date de réception de la seconde notification marque l'entrée en vigueur de la Convention.

Lien avec le droit existant

Le cadre juridique français actuel ne permet pas la coopération des juridictions françaises vers le Mécanisme d’enquête indépendant pour le Myanmar, car l’entraide judiciaire prévue par la loi française, aux articles 694 et suivants du code de procédure pénale, est réservée aux juridictions nationales ou internationales. La présente convention vise à modifier cette situation en établissant un cadre de coopération entre les juridictions françaises et le Mécanisme.

Objet déclaré

Le projet de loi vise à autoriser la coopération entre les juridictions françaises et le Mécanisme d'enquête indépendant pour le Myanmar, afin de faciliter les enquêtes et les jugements concernant les violations graves du droit international commises en Birmanie depuis 2011. Cette coopération s'inscrit dans l'objectif de lutter contre l'impunité et de soutenir la transition démocratique en Birmanie.